Il y a des soirs comme ça. Où la surprise est au rendez-vous. Elle va de pair avec des choses prévues, qui se décalent, joliment.
Comme un souffle de vent sur un pissenlit. Comme un souffle de vent sur les idées toutes faites et les choses trop carrées.
Pourtant il suffit de très peu.
Un coup de fil que je suis sur le point de passer à mon amie C., avec qui je dois aller au cinéma. Et qui, au moment où je m'apprête à appuyer sur la touche verte, est en train de m'appeler ! Connexion astrale...
Se retrouver dans la rue, comme prévu cette fois, pour un goûter improvisé chez Ladurée. Ah. Il y a la queue. Ben, on n'a qu'à aller chez Angelina, on prendra un bon chocolat chaud!
Rue de Rivoli, un WHSmith. On a ça à Paris ? On va y faire un tour ? Trouver un Henry James à lire en VO s'il-vous-plaît.
Angelina. Un goûter gargantuesque. Pas de Mont-Blanc mais un très bon millefeuille. Et le chocolat avec sa chantilly à part. Et ce maître d'hôtel insupportable. Et cette serveuse si gentille qui tente de nous faire oublier que son supérieur direct est un vrai connard. Et j'écris des gros mots si je veux. D'ailleurs, je sais être sympathique pour les serveurs, je sais ce que c'est d'en être, mais je suis désolée, un sourire et un peu d'amabilité, sans ça, mon verdict est sans appel.
Et puis aller au ciné, il est l'heure. Après s'être faites virer de chez Angelina parce que "ça ferme"... grrr. Ils abusent, heureusement que l'endroit est beau et que c'est bon.
Arriver, prendre le billet, puis profiter un peu du quai de Seine avant la séance. Discuter. Regarder le courant du canal. Léger. La séance va commencer. Se lever. Y aller. Et chercher le billet désespérément. Je ne l'ai plus ? Mais je l'avais mis dans ma poche pourtant ! Il a disparu. Ni dans cette poche, ni dans une autre, dans mon sac, mon portefeuille. Rien. Comment faire ? Je suis vraiment désolé, mademoiselle, il me faut votre billet, c'est la seule chose dont j'ai besoin. Et la machine qui ne veut pas m'en donner un deuxième. Je ne suis pas une resquilleuse je veux juste aller voir le film avec mon amie. Et C. qui se propose d'aller jeter un coup d'oeil près du canal, là où on était assises, au cas où. Oui je veux bien, merci beaucoup. Je continue de chercher. Toujours rien. Et la voilà qui revient en courant. Léa Léa ! Regarde ! Je l'ai retrouvé dans l'eau ! Le type de l'accueil se marre, c'est sans doute la première fois qu'il voit ça, et moi, j'essaie d'imaginer C. allant à la pêche de mon billet. Rire. C'est si bon ! Et c'est bien mon billet. L'idée m'avait effleurée qu'il ait pu tomber à l'eau, mais de là à se réaliser...
Puis le film.
Et en rentrant, à côté de chez moi, donner cette demi-tablette de chocolat qui traînait dans mon sac à une dame qui faisait la manche et avait faim. Ce petit geste m'a à moitié donné mauvaise conscience, j'aurais pu faire plus, mais au moins, elle pourra profiter du goût du chocolat. Si doux.
mardi 9 septembre 2008
lundi 8 septembre 2008
Matière
mercredi 3 septembre 2008
Be happy
Dans un autre registre, mais réalisé par un Mike Leigh qui manipule aussi bien les codes des drames sociaux que les frères Dardenne, Be happy, ou encore Happy-Go-Lucky en version originale.
Un cachet de vitamine C. Une boîte de smarties. De la barbapapa. Sucré et parfois écoeurant. Mais c'est pour ça qu'on aime ce film. Ou que justement on gardera un souvenir de trop plein.
En soi, l'histoire ne va pas loin : c'est celle de Poppy, qui aspire au bonheur en essayant de rendre les autres heureux. Ça vous rappelle quelqu'un ? Une certaine Française avec des framboises au bout de ces doigts ? Oui, mais non. N'oubliez pas que l'on est en Angleterre. A Londres. Et que les Anglais savent déborder, et savent aussi que le rire est une arme puissante.
L'humour à la sauce anglaise. Du grivois, du décalé. Un brin de mélancolie parfois. Mais surtout, Poppy. Une pile électrique de bonne humeur. Exaspérante, exhubérante, entière, fatigante, attachante. A qui il manque un homme. Un homme bien. C'est tout ce qu'elle demande. Et, ce qu'on lui donne, c'est un moniteur d'auto-école, ronchon, refermé sur lui-même, critiquant tout ce qu'il est possible de critiquer. Son exact opposé.
Difficile d'en parler sans trop en dire, mais, si vous voulez rire, allez le voir. C'est moins cher qu'une consultation de psy et tout aussi efficace.
Et aussi... Regardez comment elle s'habille, j'adore ! (on ne se demandera pas pourquoi...)
En soi, l'histoire ne va pas loin : c'est celle de Poppy, qui aspire au bonheur en essayant de rendre les autres heureux. Ça vous rappelle quelqu'un ? Une certaine Française avec des framboises au bout de ces doigts ? Oui, mais non. N'oubliez pas que l'on est en Angleterre. A Londres. Et que les Anglais savent déborder, et savent aussi que le rire est une arme puissante.
L'humour à la sauce anglaise. Du grivois, du décalé. Un brin de mélancolie parfois. Mais surtout, Poppy. Une pile électrique de bonne humeur. Exaspérante, exhubérante, entière, fatigante, attachante. A qui il manque un homme. Un homme bien. C'est tout ce qu'elle demande. Et, ce qu'on lui donne, c'est un moniteur d'auto-école, ronchon, refermé sur lui-même, critiquant tout ce qu'il est possible de critiquer. Son exact opposé.
Difficile d'en parler sans trop en dire, mais, si vous voulez rire, allez le voir. C'est moins cher qu'une consultation de psy et tout aussi efficace.
Et aussi... Regardez comment elle s'habille, j'adore ! (on ne se demandera pas pourquoi...)
Le silence de Lorna
Une femme, albanaise, un homme, belge, mariés par arrangement, pour qu'elle ait un jour la nationalité belge. Il est toxicomane. Essaie de s'en sortir. Elle doit divorcer dès sa nationalité obtenue pour épouser un Russe. L'argent est mêlé à tout ça. Profondément.
Quand les engrenages commencent à s'enrayer, Lorna tente de garder la tête hors de l'eau. Mais les choses prennent tant d'ampleur que si elle veut mener ses projets à bien, elle doit se taire.
Le silence de Lorna est de ces films à haute dimension sociale. Proche de ses acteurs, et des petites gens. Honnêtes ou non. Et de ces films qui ne laissent pas indifférent.
Ne quittant pas les pas de Lorna (Arta Dobroshi), tiraillée entre son amour et ses projets avec Sokol, et son intégrité, qui la pousse à vouloir aider son mari (Jérémie Rénier) qui tente de se sevrer, les frères Dardenne réussissent à nous faire suivre cette histoire, qui est celle de tant d'autres : mariage blanc, moralité et dépendance.
Du déjà-vu, mais d'un nouvel oeil.
Quand les engrenages commencent à s'enrayer, Lorna tente de garder la tête hors de l'eau. Mais les choses prennent tant d'ampleur que si elle veut mener ses projets à bien, elle doit se taire.
Ne quittant pas les pas de Lorna (Arta Dobroshi), tiraillée entre son amour et ses projets avec Sokol, et son intégrité, qui la pousse à vouloir aider son mari (Jérémie Rénier) qui tente de se sevrer, les frères Dardenne réussissent à nous faire suivre cette histoire, qui est celle de tant d'autres : mariage blanc, moralité et dépendance.
Du déjà-vu, mais d'un nouvel oeil.
lundi 1 septembre 2008
Complètement marteau, complètement gaga
Il ne me faut pas grand-chose.
Parfois ce pas grand-chose prend la forme de deux êtres qui sont entrés dans ma vie et ont fait fondre mon coeur qui se gelait ces temps-ci.
Voilà les deux "pas grand-chose", autrement dit, les "minis-trucs", pour l'instant.
Minis et mimis oui. Mais ça ne va pas durer. Parce que les minis-trucs, ça grandit vite. Et mimis oui, en photo. Mais c'est fou le nombre de bêtises que ça peut faire à la minute ces trucs là.
Mes bras s'en souviennent encore.
Cependant, je suis déjà tombée amoureuse. Il m'a suffi d'un seul week-end, de quelques papouilles, et j'ai été conquise. Paf.
Je sais bien que l'amour c'est difficile, qu'il faut savoir être indulgent sur les choses qui peuvent nous agacer.
Elle me bave dessus quand elle vient de boire et qu'elle veut un câlin ? L'eau, ça sèche.
Il vient me faire ma toilette alors qu'il vient de manger des croquettes, et j'ai son haleine de pâté dans la figure ? Ça part d'une bonne intention.
Elle me fait pipi dessus parce qu'elle est contente de me voir ? Elle ne sait pas encore contenir sa joie la petite innocente.
Il a décidé que mon bras était son ennemi juré à achever dans un temps record ? Oui, ça fait mal, mais... Ça lui fait les griffes ? Non, ça il va falloir qu'il se calme. En même temps j'aime bien jouer avec lui.
Et à côté de ça, ça ronronne, ça câline, ça joue, c'est juste trop mignon.
Dommage que je ne les voie que quand je rentre chez mes parents.
Et, à rentrée de septembre, bonne résolution, je ne posterai plus 3 posts par mois (des vides en plus...). Enfin j'essaierai.
Parfois ce pas grand-chose prend la forme de deux êtres qui sont entrés dans ma vie et ont fait fondre mon coeur qui se gelait ces temps-ci.
Voilà les deux "pas grand-chose", autrement dit, les "minis-trucs", pour l'instant.
Elle :
Mes bras s'en souviennent encore.
Cependant, je suis déjà tombée amoureuse. Il m'a suffi d'un seul week-end, de quelques papouilles, et j'ai été conquise. Paf.
Je sais bien que l'amour c'est difficile, qu'il faut savoir être indulgent sur les choses qui peuvent nous agacer.
Elle me bave dessus quand elle vient de boire et qu'elle veut un câlin ? L'eau, ça sèche.
Il vient me faire ma toilette alors qu'il vient de manger des croquettes, et j'ai son haleine de pâté dans la figure ? Ça part d'une bonne intention.
Elle me fait pipi dessus parce qu'elle est contente de me voir ? Elle ne sait pas encore contenir sa joie la petite innocente.
Il a décidé que mon bras était son ennemi juré à achever dans un temps record ? Oui, ça fait mal, mais... Ça lui fait les griffes ? Non, ça il va falloir qu'il se calme. En même temps j'aime bien jouer avec lui.
Et à côté de ça, ça ronronne, ça câline, ça joue, c'est juste trop mignon.
Dommage que je ne les voie que quand je rentre chez mes parents.
Et, à rentrée de septembre, bonne résolution, je ne posterai plus 3 posts par mois (des vides en plus...). Enfin j'essaierai.
mardi 26 août 2008
mardi 12 août 2008
mercredi 30 juillet 2008
Valse avec Bachir
Des yeux fous et des mâchoires ouvertes.
C'est sur cette image que s'ouvre Valse avec Bachir, de Ari Folman. Violence à l'état pur. Des chiens, 26 pour être exacte, foncent en direction d'une maison. Prêts à tuer. Mais ce n'est qu'un rêve, et le narrateur du rêve se retrouve en face du réalisateur du film. Lui expliquant que ces 26 chiens sont ceux qu'il a tués pendant la guerre du Liban. Et il lui demande s'il se souvient de la guerre. De sa guerre à lui.
Et rien. Pas un souvenir. Pas une image.
Ce film est la concrétisation d'une quête. Une quête de souvenirs. D'Histoire. D'images du massacre qui a eu lieu à Beyrouth après la mort de Bachir Gemayel, qui venait d'être nommé président. Un style graphique déterminant pour le déroulement de l'histoire. Quelque chose qui nous rappelle ces BD polards, et ces films noirs également. Quelque chose du jeu vidéo aussi.
Justesse du ton. Poignant. Déchirant. Poétique. Il faut voir ce film. Il FAUT voir ce film. Pour l'Histoire et la culture, pour le bouleversement qui en découle. Et il ne faut pas avoir peur d'affronter ses démons.
jeudi 24 juillet 2008
Une robe de princesse
Depuis un peu plus d'une semaine, mes doigts ont repris leur chemin. Celui des ateliers.
Dé au doigt, aiguille entre le pouce et l'index, je suis prête à attaquer. Un travail monumental s'est lancé.
Une robe de mariée Givenchy pour une princesse arabe.
De la soie blanche.
Très blanche.
Cette peur de la poussière.
De la tache.
De l'aiguille.
Du sang.
Et fip. Très importante fip. La joie d'avoir une radio dans l'atelier.
Découvrez Bebe!
Et chercher sans relâche le nom de la chanteuse qui chante cette chanson.
Puis trouver.
Et quitter la salle et la musique, pour aller préparer un joli corset... On avance on avance!
Dé au doigt, aiguille entre le pouce et l'index, je suis prête à attaquer. Un travail monumental s'est lancé.
Une robe de mariée Givenchy pour une princesse arabe.
De la soie blanche.
Très blanche.
Cette peur de la poussière.
De la tache.
De l'aiguille.
Du sang.
Et fip. Très importante fip. La joie d'avoir une radio dans l'atelier.
Découvrez Bebe!
Et chercher sans relâche le nom de la chanteuse qui chante cette chanson.
Puis trouver.
Et quitter la salle et la musique, pour aller préparer un joli corset... On avance on avance!
jeudi 10 juillet 2008
De retour
Je suis rentrée d'une semaine de vacances au Maroc.
J'ai, comme d'habitude, beaucoup de choses à raconter, mais, je ne le ferai pas ce soir, parce que je n'ai pas encore assez rassemblé mes neurones pour ça.
On verra quand je serai moins malade.
D'ici là, bonne nuit!
J'ai, comme d'habitude, beaucoup de choses à raconter, mais, je ne le ferai pas ce soir, parce que je n'ai pas encore assez rassemblé mes neurones pour ça.
On verra quand je serai moins malade.
D'ici là, bonne nuit!
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