samedi 5 décembre 2009

Une semaine ici

A semaine + 1... Mes premières impressions.

Il ne fait pas si froid. J'ai même eu du soleil le premier jour et dans la semaine. Bon, le thermomètre a l'air de descendre en dessous de zéro pour la semaine qui arrive, alors on va voir comment je vais vivre le froid qui arrive vraiment. Mais pour l'instant j'arrive à me promener en jupe (avec une paire de collants et des leggins par dessus, certes).

J'ai trouvé une colocation, mais je sens déjà que je ne vais pas y rester. Je suis chez un frère et une sœur, qui sont somme toute très sympas, mais je suis chez eux, et j'ai le sentiment que je ne serai jamais chez moi ici...

Ainsi je commence les visites d'appartements. Hier une coloc très sympa qui m'a bien plu, mais on verra. Demain une autre, suite à une rencontre complètement issue du fruit du hasard : deux filles attendaient le bus avec moi hier, l'une d'elle quitte Montréal à la fin de décembre, elle m'a dit que sa coloc était super, bien placée, et pas trop chère... Que si ça m'intéressait je pouvais passer ! Chose que je vais faire demain...

A une semaine ici je cherche du travail, les choses ne changent pas où que l'on soit. J'ai déjà un entretien de prévu, c'est une chose assez positive. Mais je démarche beaucoup, j'espère que ça portera ses fruits. Et surtout dans mon domaine... Le costume ici a l'air de n'être pas un milieu très accessible... Comme à Paris en fait.


Quoi d'autre ?.. Je ne sens pas vraiment Noël arriver. J'ai cette drôle d'impression que Noël sans mes parents et ma soeur ce n'est pas vraiment Noël. Il ne faut pas que je me laisse gagner par ça parce que je serai entourée, par de la famille qui plus est. Et en plus je vais passer quelques jours à New York dans une semaine. Et après Toronto. Et après Windsor. Et après Boston. Alors non je ne vais pas me lamenter.

Mais quand même. Je réalise que cette première semaine n'était pas des plus faciles au niveau émotionnel. Gérer le "qu'est ce que je fais là?" plus le "Tu vas pas te lamenter sur ton sort tu as de la chance d'être là tu l'as voulu!" et simplement le "pour l'instant ce ne sont pas des vacances ici..." Ben tout ça ce n'est pas facile. Je n'ai pas de regrets, juste des craintes. Qui ne seront pas trop justifiées je l'espère.

Et puis l'habitude d'être entourée et d'avoir des gens à appeler en cas de spleen... Ça viendra mais pour l'instant je fais sans, par contre je fait marcher msn !...


Bon sinon les points positifs de tout ça, parce que outre les doutes, Montréal est une ville accueillante. Je suis allée à une soirée VIP. Comprendre "Virus d'Improvisation Picturale". Une très chouette initiative. C'est comme un match d'impro, mais avec de la peinture : un thème, une peinture en 15 minutes. Ca peut donner des choses très belles, d'autres... Un peu moins !...


J'habite un quartier plutôt sympathique, loin de ce que j'ai connu à Paris, avec une atmosphère de quartier très développée justement. Bon c'est sûr, ça risque de ne pas durer si je déménage, mais je tâcherai de n'être pas trop trop loin. J'aime bien ici. Et ça fait peut-être cliché la française qui aime le Plateau mais après tout, mon chez moi à Paris était bien un cliché aussi, dans la rue des Grands Magasins...

Voilà pour l'instant le début de ma vie ici. C'est calme mais ça ne va pas le rester !

jeudi 26 novembre 2009

J-2

Je vais continuer mes petites listes parce que j'aime ça...

A J-2 :

- je fais une prise de sang histoire de partir en sachant que mon cholestérol et tout le tintouin sont bons, et s'ils ne le sont pas, ça me fera une belle jambe, mais on mettra ça sur le compte de mon alimentation des dernières semaines qui tient de "Je m'en fiche de ce que je mange je me fais plaisir c'est tout." et hier soir n'a pas fait exception à la règle avec un kebab,

- suite à ce que dit juste au-dessus, je fais des réserves (de graisse il s'entend), ben oui, il va faire froid là-bas, autant que je me prépare tout de suite !

- j'écris un billet sur mon blog avant de finaliser mes valises... Procrastination mon amie... On ne se refait pas,

- je continue les "dernières soirées" et je bois un peu trop, mais bon c'est la faute au barman du nouveau bar découvert à Orléans qui fait que c'est un peu comme à la maison et que c'est bien les bars où tu te sens comme à la maison et que tu sais que pour une fois le barman fait pas semblant de se souvenir de toi il s'en souvient vraiment alors que t'es venue qu'une fois et qu'en plus la dernière fois il était bourré et que si tu bois en fait c'est de sa faute et pas du tout la tienne

- je suis de plus en plus de mauvaise foi

- je vais déjeuner avec ma sœur et je suis contente de passer un moment juste avec elle, c'est vraiment important

- outre me faire charcuter le bras pour la prise de sang (j'ai un bleu en forme de fleur), je vais aussi me faire charcuter les dents... au moins je suis sûre que je pars sans carie, sans tartre, après tout, je voyagerai plus léger...

- je râle sur ma chienne un peu folle et qui saute tout le temps mais je l'aime bien quand même et je câline mes chats et j'assume mon rôle de gaga des chats même si j'essaie de faire croire des fois que j'ai un cœur de pierre tout ça tout ça en fait je suis une sensible

- je pleure avec l'amie à un portail et je m'enfuis un peu parce que je sais que si je reste je vais être une vraie madeleine

- on m'offre une tour Eiffel à emmener avec moi elle est mignonne et légère et elle ira très bien à côté de la petite carte postale de tour Eiffel dessinée en mètre ruban de couturière la carte parfaite pour moi et comme ça j'aurai toujours Paris et mon parrain avec moi et ma marraine dans mes livres avec son marque page en bois et jade ils me connaissent bien en fait

- je réalise que je vais enfin pouvoir mettre mes mitaines en opossum

- j'écris cette phrase juste au dessus rien que pour le plaisir de taper le mot "opossum" si joli je trouve, alors qu'en soi un opossum ce n'est pas si joli :


- je devrais dormir un peu, parce que demain soir n'est pas le soir qui me permettra de me reposer... ni de dormir tout court je pense.

mercredi 18 novembre 2009

J-10


A J-10, je vais voir des amis. Plein. Des chouettes.

A J-10, j'ai envie d'être de l'autre côté, là-bas, là où il fait froid. Mais pas tant que je m'y attendais vu les températures que je vois sur la météo de google. Bah, ça ne devrait pas durer.

A J-10, je me motive pour vider mon appartement. Il est grand temps.

A J-10, je vais donner un cours de tricot à une amie, il faut bien qu'elle s'occupe, elle est enceinte.

A J-10, des amies vont débarquer chez moi pour m'aider à remplir des cartons. C'est chouette.

A J-10, j'ai envie d'écrire plein de billets. Du coup au moins un ce soir. Ça tombe bien.

A J-10, j'ai envie de faire comme le commentaire que j'ai laissé chez elle dire plein de choses en longue phrase sans ponctuation regarder Paris être nostalgique un peu mais avoir vraiment envie de partir et d'habiter à Montréal dans une rue qui a un nom de cliché canadien et de m'acheter là-bas un manteau qui a de la moumoute sur le col parce que sinon ce n'est pas drôle et puis des bottes fourrées bien sûr aussi paraît qu'on peut les choisir en fonction de la température à laquelle on veut que ça résiste j'ai envie de prospecter pour un travail intéressant en croisant les doigts pour ne pas me retrouver serveuse ou pire encore mannequin cabine de toute façon je ne compte pas dessus paraît il que je suis large maintenant et surtout j'essaie de ne pas me vexer.

A J-10, je me demande comment seront les au-revoir avec les gens, certains ont déjà été déchirants, alors que finalement un an ce n'est pas si long et ça sera sûrement bien rempli. Mais bon j'aime les gens autour de moi alors je serai sûrement bien triste...

A J-10, je me couche tard alors que j'ai des tonnes de choses à faire dans quelques heures.

A J-10, je vous souhaite une bonne nuit, et j'essaie de comprendre un peu comment ça marche les autres plateformes de blogs pour pouvoir bientôt faire un blog tout nouveau tout neuf quand le bout de mes pieds (gelés) sera au Canada.

lundi 19 octobre 2009

Parce que j'ai mon billet...

Et que le stress, comme l'envie d'être au Canada, sont là, j'ai besoin de musique qui me donne la pêche... D'où la playlist "Patate!"

Découvrez la playlist Patate! avec The Clash

vendredi 9 octobre 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #11

Aujourd'hui, pas un livre mais un auteur. Je viens enfin de percer le mystère de mon affection pour son écriture.

Car ce n'est pas parce qu'il est norvégien que je l'aime, Erlend Loe. Ca pourrait etre une raison, mon amour de la Norvège et du souvenir qu'elle m'a laissé est inconditionnel, du coup je me suis mise à lire des auteurs norvégiens, pour retrouver un peu l'atmosphère si particulière qui est présente dans ce pays. Qui doit l'être dans les pays nordiques en général, mais je ne peux parler que de ce que je connais. Et ma Norvège à moi doit maintenant être une sorte de rêve, de fantasme, puisque mon voyage là bas remonte à 2000, et que je n'y voyage plus que par les livres.

Et dernièrement, les livres d'Erlend Loe.

Ce que j'aime chez cet auteur, c'est la surprise qu'il nous fait, ce cadeau en quelque sorte. Il nous emmène dans l'absurde, mais un absurde totalement plausible. Quelque chose de cocasse et touchant -voire troublant- à la fois. Je suis littéralement tombée en amour du premier livre que j'ai lu de lui, Naïf, Super.

Je ne sais pas si c'était son premier livre, mais c'est celui qui m'a fait la plus forte impression. On y suit les réflexions du narrateur, personnage principal de l'histoire, dont on ne connaît pas le nom. A la suite d'un choc émotionnel parti de presque rien, une sorte de bagarre avec son frère, son monde et ses certitudes s'effondrent. Plus rien n'a de sens à ses yeux. Ainsi, pour reconquérir sa vie, et savoir quelle direction il doit prendre, il fait des listes. Beaucoup de listes.

J'ai lu tout à l'heure dans une interview d'Umberto Eco pour Télérama que les et cætera des listes que l'on fait, que les auteurs écrivent dans leurs livres, et que tout le monde touche du doigts, ces et caetera là sont tous les possibles, toutes les pièces manquantes qu'on espère un jour trouver, pour combler les vides de nos existences. "Le et cætera, c'est le sublime. Au fond, c'est la définition de Dieu... qui n'est qu'un énorme et caetera !" (Umberto Eco dans Télérama)

Naif. Super. m'a laissé approcher ce sublime. Peut-être que ce n'est pas le cas de tout le monde qui l'aura lu, mais c'est bel et bien le mien. Parce qu'il m'a mise dans un état permanent de ravissement, post-lecture. Je n'avais pas besoin de lire tout le livre sans le lâcher pour le savourer. Comme une tablette de chocolat si bon qu'on en déguste chaque morceau, l'un après l'autre, en prenant soin de la garder sur une semaine ou plus. Ainsi, la surprise du goût est toujours au rendez-vous et le plaisir intact jusqu'à la prochaine fois. Et je sais que je le relirai, je le dégusterai à nouveau, saisie par la surprise et la magie qui opère par ses mots simples, quasi enfantins, car le narrateur retombe dans un état proche de l'enfant qui vient de naître et doit tout apprendre. Et je rirai à nouveau de l'absurdité de certaines réflexions, qui semblent justement absurdes dans la tête d'un adulte, mais le sont-elles dans la tête d'un enfant, finalement ? En un mot, je me laisserai reconquérir, et cueillir.

Je crois que je n'ai toujours pas expliqué pourquoi les romans d'Erlend Loe me touchent autant. Outre la magie si présente dans ses livres, c'est le changement, et le retour à zéro qui me font aimer cette lecture. Cette possibilité entrevue que rien n'est fixé, définitif, et que l'on peut changer. Les deux autres livres que j'ai lus de lui, Doppler, et Autant en emporte la femme, abordent cela aussi. Ce changement radical de vie, qui partent d'une volonté, non pas de fuite, mais de réadaptation à la personne qu'ils sont au moment où c'est nécessaire.

Voilà. J'ai mis le doigt dessus. C'est parce que ça me concerne en fait. Ma vie est dans un état où tout est plus ou moins imprévisible, et où ce projet de changement de vie, ce voyage, prend une place importante, voire centrale, même si ce n'est que temporaire. Et même si je ne sais pas où je vais, je sais que je fais le bon choix. Et ces livres me rappellent que, si plein de choses sont instables chez moi, un de mes buts (dans la vie donc) est sûr, je serai toujours prête à changer de vie, si cela devient nécessaire. J'ai trop d'exemples de gens autour de moi que je trouve aigris et chiants, tout simplement, parce qu'ils n'ont pas su saisir leur chance de changement au moment où elle se présentait à eux. Je ne deviendrai pas comme ça.

Et voilà comment j'ai réussi à parler de moi à travers la littérature. Mais, pour de vrai, Erlend Loe, lisez-en, c'est bien et ça fait du bien.

mardi 29 septembre 2009

Le temps qui reste


Je pourrais vous parler de cinéma, des années passées et de celle en cours, de littérature futile que j'ai lu cette dernière semaine, du temps qu'il me reste à passer en France avant mon départ pour Montréal et qui est rempli ou vide selon les moments...

Je pourrais vous parler de tout ça.

Je ne le ferai pas.

Le temps qui reste c'est celui avant que l'on dise au revoir. Celui des regrets et des non-dits. Mais aussi celui de la parole retrouvée, de ces choses que l'on apprend. Ces choses qui nous construisent, nous qui restons. C'est un temps que l'on doit partager, que l'on aimerait partager. Mais que l'on n'arrive pas toujours à trouver. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

On se contente alors de regrets, sans remords, parce que la culpabilité n'a pas sa place ici. Ces gens qu'on aurait voulu revoir avant qu'ils partent, n'osant pas faire le déplacement parce que ne les connaissant pas assez.

Celui qui est parti en a rejoint d'autres, de ceux qui disparaissent sans les au-revoir. Je ne peux pas encore les compter sur les doigts d'une main, mais ils sont là, présents dans ma tête, avec cette petite voix qui me dit : "Tu aurais dû, tu le savais pourtant."

Mais je ne le savais pas assez. Les vivants pensent toujours qu'ils auront encore le temps, le temps de voir cette personne avant de partir, d'aller boire un verre, de discuter et se retrouver. Et il se passe parfois plus d'un an avant qu'on prenne le temps de le faire. Mais pas de culpabilité, surtout, pas de culpabilité. Elle nous bouffe déjà assez au quotidien, sur les choses qu'on ne maîtrise pas forcément et qui blessent les autres, ceux que l'on prend le temps de voir.

Ce billet est un peu décousu mais il reflète mon état d'esprit du moment, entre l'envie de partir, l'envie de voir mes amis avant que nos contacts ne passent que par internet, et l'envie de me trouver moi, et d'être seule, un peu. Respirer et laisser aller. Essayer de ne pas être mon ombre parce que des choses me touchent alors que je ne veux pas les laisser m'atteindre.

Et puis rire un peu. Oui rire. Ça c'est vraiment bien.

vendredi 11 septembre 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #10

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

J'ai lu quelque part que, pour être dans les bonnes conditions pour lire ce livre, il faut avoir un thé et un muffin à portée de main. C'est exactement ça.

Pour faire court et vous parler de l'histoire sans trop en dire : 1946, Juliet est écrivain, elle vit à Londres. Dans cette année post-guerre elle cherche quel pourra être le sujet de son prochain roman, elle qui écrivait auparavant avec un ton humoristique pour faire ne serait-ce que sourire les gens pendant cette dure période. Par un heureux hasard de courrier et de circonstances, elle découvre l'existence du Cercle Littéraire des Amateurs de Tourtes aux Epluchures de Patates (eh oui tout ça) sur Guernesey, une des îles anglo-normandes. Elle décide alors de s'y rendre pour en apprendre plus sur ce cercle et ses participants.

C'est un livre qui se présente comme une suite de correspondances. Des lettres que les protagonistes s'écrivent. Ils en disent petit à petit un peu plus sur eux. On les découvre en même temps qu'eux, on partage leurs doutes et leurs pensées. Tout simplement comme si on lisait une suite de lettres, et l'histoire avance par ce biais.

Ces livres-correspondances ne sont pas si courant, et j'ai dû en lire une ou deux fois seulement, n'étant tout simplement pas fan du style. Mais ici c'est différent. Peut-être le contexte, l'histoire plus prenante que les dernières fois, cette période d'après-guerre qui m'était jusqu'alors inconnue... J'ai pris un grand plaisir à suivre cette jeune femme qui mène sa barque de façon non conventionnelle, qui veut vivre sa vie avec passion malgré les temps difficiles.

dimanche 30 août 2009

Happy nouille

Ce n'est pas moi... Ça aurait pu mais non.

C'est mon nouveau restaurant de nouilles chinoises préféré. Le chef fait les nouilles sous vos yeux avec une impressionnante dextérité.

Image de chez Chocolate and Zucchini

Deux tentatives, une fois au porc séché et l'autre au porc haché et miso. Miso comme chez les Japonais ? Non non non, ne vous faites pas avoir. D'ailleurs la serveuse prévient : "C'est épicé..." Et quand les serveuses chinoises disent ça, c'est plutôt vrai. Mais moi, warrior, je tente le coup. J'aime quand c'est épicé!.. Ça l'était, mais c'était bon aussi. Comme les premières que j'avais choisies. Un bouillon parfumé, des nouilles fondantes et plein de coriandre... Le tout vraiment pas cher. Et ils font à emporter. Du coup je sais que j'y retournerai, je prendrai une portion et ça me durera au moins deux repas vu comme c'est copieux.

Ah et l'adresse bien sûr :
Happy Nouilles
95 rue Beaubourg
75003 PARIS

lundi 10 août 2009

Une bien belle journée

7...8...9... Trois chiffres qui feraient presque une révolution.
07/08/09... Une jolie date pour s'engager. Un bon présage ? Souhaitons leur en tout cas.



Pour nous, les invités, ce fut une belle journée, une belle cérémonie, et une belle fête. Tout cela mêlé est assez rare, autant le souligner...

Et puis quand même, parce que tous les ans cette journée sera celle de ma Marionnette, je lui souhaite un bon anniversaire ici aussi... Puisse ton année être belle et comme tu la souhaites !

vendredi 17 juillet 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #9

Dans mes yeux, de Bastien Vivès

Ce que j'aime à mon anniversaire, c'est qu'on m'offre des livres. Les gens qui me connaissent savent que j'aime qu'on m'en offre et en général choisissent bien. Parmi ceux de cette année, il y a eu Dans mes yeux, de Bastien Vivès.

Je connaissais le blog du jeune homme, ça faisait longtemps que j'avais envie de lire Le goût du chlore, et que je ne l'avais pas fait. Alors quand j'ai eu le livre dans les mains, j'étais ravie. A peine les premières cases lues j'ai pu aussi savourer la référence que j'avais lue la veille (pour lire "le goût de l'iridium" il faut aller du côté "lire" du billet, sous le calendrier).

Vivès donc. Un trait épuré, des cases non définies, une lecture qui suit le point de vue du narrateur, de ses yeux donc. Ce qui est intéressant c'est qu'on ne l'entend pas lui, enfin on ne le lit pas. Quand la demoiselle lui parle on ne connaît pas ses réponses, on les devine. Ce qui fait qu'on s'attache ici à l'essentiel : les gestes trahis, les regards, l'extérieur des choses qui définit l'intérieur en quelque sorte. Ce qui est beau ici aussi c'est la rencontre, la découverte amoureuse. Tout en délicatesse.

Bien sûr, pour apprécier ce genre de BD, il faut avoir plongé un peu dedans, dans la bande dessinée "auteur" plus intimiste. Parce que l'histoire ici est facile à résumer... Un garçon rencontre une fille qui lui plaît, il la revoit. Rien de nouveau à l'horizon. Mais le procédé, lui, nous emmène là où on ne nous avait pas encore emmenés. Une belle découverte pour moi.