mercredi 24 décembre 2008

Comment devenir une fille brillante...

Ce que j'aime avec les fêtes, c'est tout ce qui précède les fêtes. Comme beaucoup de gens. La préparation, l'attente, les décorations, les petits gâteaux, les chocolats.

Les pré-fêtes. Les repas de Noël des entreprises, où je suis de l'autre côté du miroir. Cette année, le Noël des handicapés à l'institut où travaille mon père. L'espace d'une journée, avoir sept ans. Claude, un pensionnaire qui est là depuis au moins 20 ans, qui m'a connue "haute comme ça" (là il faut imaginer la main qui mime une hauteur, basse la hauteur, forcément) et moi qui ai l'impression de l'avoir toujours connu justement.

Un concert de Yael Naïm, attendu et prévu depuis longtemps, la magie toujours présente, des amis, une petite inquiétude et puis finalement non, toujours aussi bien. Une première partie assurée par Revolver, dont Sabine m'avait souvent parlé, qui était vraiment réussie. Un groupe que j'aimerais pouvoir revoir à Paris.

Un repas vendredi dernier, à un troisième étage d'où j'ai pu apercevoir le clocher de Notre-Dame de Recouvrance. Je me suis rendu compte que, malgré les 25 ans de connaissance de cette ville, je ne connaissais cette église que par le parking qui la jouxtait. Maintenant je connais aussi son beau clocher, et je me souviens de son joli nom. La recouvrance, quoi de plus positif que de "rentrer en possession de ce qu'on avait perdu"? La santé, le moral, les amis... J'aime bien ce mot, et l'idée d'un nouveau départ.


Et un livre qui va devenir mon livre de chevet : 211 idées pour devenir une fille brillante, de Bunty Cutler. Bien sûr, comme tout le monde, je pensais que je n'en avais pas besoin "Moi madâme, je suis déjà une fille brillante".

Mais que nenni. Il faut se rendre à l'évidence. Il y a des choses auxquelles on ne se prépare pas, dont on ne nous parle pas. Et des situation qu'il faut savoir appréhender avec le doigté et la grâce des filles brillantes. Comme par exemple ce point : "Comment péter avec grâce et élégance à une réception de l'ambassadeur" ou encore "Comment faire une lampe avec une bouteille et des coquillages", "Comment réussir un créneau", ou, mon second préféré après l'ambassadeur, "Comment étrangler un homme avec ses cuisses". Toutes ces choses, vous en conviendrez mesdemoiselles, étant indispensables à la survie de la gent féminine en milieu urbain. Ah, et pour comprendre, un extrait :

"La confiance en soi est un véritable aphrodisiaque pour les hommes, donc si vous êtes passionnante et optimiste plutôt que négative, grincheuse, râleuse et lugubre, vous avez un sacré avantage en matière de séduction, et une capacité innée pour débouter n'importe quelle blonde décolorée , dont les attraits se dissipent, pour beaucoup d'hommes, quand elles ouvrent la bouche."

Je tenais à remercier l'auteur pour son impartialité vis-à-vis des blondes décolorées, qui ne sont que des êtres vides de sens et de pensées. Merci pour moi. A part ça (d'ailleurs j'ai même ri pour l'allusion aux blondes décolorées), ce livre est drôle. Il la le charme désuet des livres d'antan, et la second degré de notre époque. Vraiment il va me plaire je crois.

Et pour finir sur Noël, parce que ce soir ça va être encore le festin, une image de gâteaux, parce que j'ai fait une deuxième session de bredles :



Ceux-là dont aussi très bons, très... conséquents. Il y en avait 7 assiettes, qui se répartissent en 3 ou 4 boîtes, et qui diminuent à vue d'oeil. Mais bon, en même temps, ils sont faits pour être mangés.

Bon. Je crois qu'il est temps pour moi de vous souhaiter un joyeux Noël. On se retrouve après pour un bilan ?

Joyeuses fêtes !

mercredi 17 décembre 2008

Des cadeaux des cadeaux!

Un petit nounours de portable, qui ira sur mon porte-clés parce que y'a pas de trou pour ça sur mon portable. Et puis une écharpe aussi. Et tout ça, de la part d'une gentille vendeuse chinoise qui gâte ses clientes pour Noël...


Et aussi, mais pas pour la même raison, un joli bonnet bleu marine avec un pompon bleu et un pompon blanc en lapin. Parce qu'aujourd'hui, j'étais conseillère en look ! Une première expérience sur une copine de théâtre qui avait besoin de renouveler sa garde robe. Et comme elle était contente de ses trouvailles, elle m'a offert ce bonnet que j'avais essayé et que je ne voulais pas acheter car j'avais envie d'être raisonnable...

Et à moi de vous faire un cadeau maintenant, enfin, pour ceux qui apprécieront, parce que Pierre Lapointe est un chanteur Québecois à texte, mais avec de bien belles musiques aussi...



Une petite préférence pour la première chanson "Au 27-100 rue des Partances".

Et aussi, puisque vous avez le temps de passer ici, vous aurez le temps de passer , c'est le tout nouveau tout beau site de MiLK and Fruit Juice, avec des toutes nouvelles toutes belles mises en pages et illustrations de Mlle Cococerise qui avait déjà réalisé la pochette de son album.

Et puis. Ben c'est tout pour ce soir. Bonne nuit!

C'est Noël sur mes murs

A défaut de sapin, je décore mes murs, et je ressors mes jolies décorations de Noël, soigneusement choisies à Strasbourg parce que, qu'on le veuille ou non, et malgré ce qu'est devenu le marché de Noël là-bas, les décorations y sont presque sacrées.

Et en fait, c'est le seul endroit que je connaisse où on trouve des étoiles en paille...


Et la lumière fut.


Et, pour en terminer avec les photos, et parce que dimanche j'ai été un peu jalouse des jolies chaussures de la jolie Mashenka, rencontrée pour la première fois à un chouette goûter organisé par une petite Sasa, voici une photo de ma nouvelle paire, des bleues, des (très) hautes, des salomés :

Elles sont trop belles. Merci la Redoute et merci les bonnes affaires. Je les avais achetées pour fêter mon intermittence, le mois dernier, et elles sont enfin arrivées, un mois plus tard... Pfiou, tout est bien qui finit bien.

mardi 16 décembre 2008

Ce fut la guerre.

Comme chaque année depuis trois ans, l'heure du bilan annuel arrive autour de... maintenant.

Comme chaque année depuis trois ans, je rentre du spectacle de décembre de mon cours de théâtre, où je jouais donc.

Et comme chaque année depuis trois ans, je quitte les gens en leur disant "joyeuses fêtes".

Et là paf ! J'arrive chez moi et je réalise. Je réalise que l'année se termine, que je n'ai pas réussi mes projets à court terme mais que finalement sur le long terme ça ne s'est pas trop mal passé. Et que j'ai d'autres projets qui vont me porter un peu plus haut l'année suivante.

Ceci est assez général pour toutes les années précédentes mais particulièrement vrai cette année.

Vu que cette année j'ai :

- réussi à travailler dans le domaine qui me plaît tout en découvrant la réalité du travail, elle n'est pas rose, mais ça me plaît malgré tout, c'est bon signe
- eu mon statut d'intermittente (lien de cause à effet)
- été au Maroc et fêté mes 25 ans tous les jours pendant une semaine (j'ai une amie géniale)
- travaillé à la Comédie Française (bon, c'est pareil que le premier point mais encore plus la classe)
- joué des rôles comme je n'en avais jamais joué avant... je suis morte sur scène, oui oui
- joué ce soir dans un spectacle qui me prenait aux tripes quand je travaillais dessus, pour diverses raisons mais avant tout parce que le texte est comme ça, je vous le conseille vivement : C'est la guerre, de Louis Calaferte
- mûri dans ma tête un projet de voyage... qui je l'espère se concrétisera dans moins d'un an
- fait moultes choses et bougé pas mal
- eu un filleul très mignon (ce n'est pas moi qui ai fait le boulot le plus difficile c'est vrai...)


Mais... J'ai aussi :

- stressé quand je n'avais pas de travail, et c'est encore le cas, malgré le statut
- fait des petits projets réalisables non réalisés à cause de la paresse (surtout de la couture, du dessin, ce genre de choses)
- eu une boss névrosée qui m'a un peu prise pour son "bouc"
- laissé un peu trop le temps filer à ne rien faire
- culpabilisé pour ça, ce qui est le pire de tout en fait parce que sans culpabilité, moins de temps perdu
- perdu une prof de théâtre géniale, qu'un cancer a emportée trop vite
- laissé des garçons idiots me faire perdre confiance en moi et devenir un peu plus méfiante


Du coup. Voilà. Bilan. Et 2009... Un chouette projet de théâtre dont je parlerai en temps venu, surtout dans le travail du rôle, sans trop en dévoiler pour ne pas gâcher la surprise de ceux qui viendront me voir, et du travail je l'espère, et si tout va bien, à la fin de l'année un travail un peu plus loin qu'ici, et puis, tant qu'à faire... un joli garçon ne gâcherait rien.

vendredi 12 décembre 2008

Sous la lune

Elle est là. La pleine lune. Qui fait partie de mes plaisirs d'hiver. Et d'été. Et de tous les temps.

Ce soir, pour quelques minutes, nappée de brume, elle était avec moi. Pour moi.


Découvrez Pixies!


Where is my mind dans les oreilles, je la tenais. Je l'ai perdue. Et quelques mètres avant chez moi, je l'ai retrouvée. Mon amie, mon guide.

Les lumières de Noël...

... Je trouvais ça beaucoup plus sympa comme titre que "les boules de Noël", même si ce dernier aurait été plus approprié.

Enfin voilà, le nouveau chez-moi de Noël. Mais si je comprenais les incidences de ce que je change de les codes de la mise en page, je changerais plus de trucs...

On va dire que ça se fera progressivement.

En passant

Un mot sur Burn after reading, des frères Coen, vu hier soir.


Parce que, vu que j'ai un accès à internet pendant environ... ouh là 2h30, autant en profiter!

Donc. Burn after reading. Ben globalement, bof. Sympa à regarder, on aime toujours autant les dialogues et les personnages barrés des frères Coen, mais cette fois, l'alchimie "globale" ne prend pas. C'est l'histoire qui cloche. Trop de fouilli, trop éparpillée, des petites histoires à côté qui sont logiques par rapport à la grande mais en même temps qui lui nuisent. On est comme ce directeur de la CIA à la fin. On ne comprend pas ce que les personnages ont fait pour en arriver là, et finalement, on n'a pas envie de le savoir.

Malgré tout, quelques perles font qu'on ne regrettent pas de l'avoir vu, ce film : Brad Pitt. Lui, sa coupe de cheveux absolument... Ringarde et époustouflante ? (On remarquera le brushing toujours brushé et la mèche blonde qui n'est présente que d'un côté) mais aussi, ses mimiques, et sa façon de danser au son de son iPod... Et aussi John Malkovitch en caleçon et robe de chambre sortant, fâché, de son bateau. Et George Clooney qui est très bien aussi en mec parano, un peu (beaucoup) pôv'type sur les bords.

Hé oui, c'est mon côté midinette qui reprend le dessus. Malgré tout, ce n'était pas gagné, George n'est pas trop glamour avec sa barbe, John, ben, pas trop non plus, la robe de chambre c'est pas le plus sexy, et Brad, ben oui, Brad est ringard. Mais il est remonté en flèche dans mon estime grâce à sa prestation (oui, c'est vrai, ces derniers temps je n'aimais plus Brad...).

Mitigé donc. Mais si vous aussi, vous avez envie que Brad remonte sa cote dans votre coeur, allez-y, sinon, vous pouvez vous en passer.

lundi 8 décembre 2008

SOS

Plus d'internet chez moi-merci ma cousine qui habite à deux pas pour que je puisse faire ma déclaration Assedic-je suis vraiment devenue dépendante-au secours!

Arf

En plus, je m'étais amusée à faire un joli fond de blog spécial Noël... Que je devais changer ce week-end, quand toute cette merdouille a commencé...

mercredi 3 décembre 2008

Ah le gris de l'hiver...

Comme Mashenka, j'aime l'hiver.

J'aime me réveiller et avoir trop chaud sous ma couette.
Et le soir, j'aime me blottir en dessous en espérant qu'elle me réchauffe les pieds.

J'aimais faire chauffer de l'eau pour ma bouillotte. Maintenant, je vais demander au Père Noël qu'il m'en ramène une, et qu'elle n'explose pas celle-là...

J'aime attendre un peu pour ouvrir la case du jour du calendrier de l'avent. En plus, cette année, c'est chocolat blanc ET chocolat au lait dans mon calendrier.

J'aime faire du thé et avoir une copine qui débarque pour se réchauffer et papoter avec moi.

J'aime sortir dans le froid et que ça me pique les joues.

Je n'aime pas par contre le froid qui me fait pleurer. Alors, comme les joues et les larmes arrivent au même moment, je suis comme le Joker, je souris et je râle en même temps.

J'aime sortir mes accessoires de froid : hautes chaussettes dans mes bottes, mitaines que j'ai tricotées, et écharpe que je tricote en ce moment.


J'aime me retrouver à me faire maquiller gratuitement, et avoir des yeux de chat.

J'aime l'odeur des marrons chauds.

J'aime les nuits de pleine lune (la prochaine est le 12 décembre) où elle me guide. Bon, ceci dit, je n'ai pas besoin de l'hiver pour ça, la pleine lune, ça me rend toute chose, je ne sais pas pourquoi, ça me fait planer, me donne envie de sourire et pleurer tout ça à la fois.

J'aime retrouver le plaisir de bricoler des accessoires et d'essayer mes nouvelles machines à pompons, et comme ça, j'ai un joli bonnet pour crâner dans la nuit (il se voit de loin). Et en plus, je fais mumuse avec Photoshop (un mini-mumuse) pour rajouter un halo par-dessus le flash, comme ça on dirait que je tiens la Lumière, le comble pour une blonde, non ?


J'aime aussi me promener avec mon nouveau joli gilet, il a quelque chose de russe... Et j'aime bien me sentir un peu russe.

J'aime traîner mes amies dans les boutiques alors que c'est totalement déraisonnable, et que non on achète rien mais si quand même. Surtout quand la vendeuse est adorable.

Et j'aime décembre, parce qu'en décembre, je n'ai pas d'âge. Décembre je ne grandis pas. Décembre c'est Noël. Décembre c'est fêtes et famille. Décembre c'est doux et sucré. Décembre c'est gâteaux.

Décembre c'est bien.

mardi 2 décembre 2008

C'est reparti

Une à deux (parfois plus) fois par an, je me repose la même question ? Mais comment me suis-je mise dans cette situation ?

Et la plupart du temps, je me réponds que c'est parce que je suis comme je suis.

Dommage. Ou tant mieux. Ou tant pis.

Comme ça...

Tout à l'heure, en rentrant chez moi, j'ouvre la porte de l'immeuble et je la tiens pour la demoiselle qui sort.

Eh bien en fait c'était Audrey Tautou !

Et... Voilà c'est tout.

Bonne nuit !

lundi 1 décembre 2008

Pourquoi moi ?

Jusqu'ici, elle me tenait chaud, c'était ma compagne de l'hiver.

Et puis paf ! C'est le cas de le dire... Paf ! Elle m'a explosé dessus. Littéralement. Le bouchon s'est détaché du corps de la bouillotte. Et ça brûlait, ça brûlait ma jambe. Évidemment, mon lit était trempé, par chance, j'ai un canapé, j'ai pu dormir dessus... Mais marcher était douloureux, même déplier le canapé.

On se sent vraiment très bête quand ça arrive. Et accessoirement, on a vraiment très mal.

Merci la Biafine.

Ah, et en passant, si comme moi vous avez des bouillottes recouvertes de tissu, pensez à les surveiller de temps en temps, comme ça, si elles commencent à se fendiller, vous ne risquez pas de vous faire avoir...

vendredi 21 novembre 2008

Et un garçon de moins...

Le pauvre.
Plus qu'une petite semaine et il ne sera plus qu'un souvenir.
Plus qu'une petite semaine et il sera diminué.
Il n'aura pas eu autant l'occasion de courir après les filles qu'il l'aurait voulu.
Il ne repeuplera pas la planète. Ni la France. Ni rien du tout.

Dans une petite semaine, le seul mâle de chez mes parents (à part mon père qui va se sentir bien seul après) va se faire castrer.

Heureusement, il est trop jeune pour se rendre compte de ce qui va lui arriver.
Il ne regrettera rien !

mercredi 19 novembre 2008

La couture c'est vraiment trop facile !

A ce qu'il paraît, c'est vraiment trop facile de se faire des vêtements...

Link: Franz Kurzfilm



Ça me fait toujours doucement rire ce genre de méthode. D'où est-ce qu'il ne faut pas de connaissance quand le patron est coupé et que le vêtement est à monter? Déjà, il faut avoir une machine à coudre, savoir s'en servir, et puis, monter une manche, déjà quand on sait coudre, c'est chiant, alors quand on ne le sait pas...

Enfin, le petit accent du gars qui fait les commentaires m'aura bien fait rire !

mardi 18 novembre 2008

On circule!

C'est la chouette idée à faire circuler en ce moment :

Pénélope Bagieu, alias la fameuse Jolicoeur, est à l'initiative du site Mon beau sapin. En fait, il suffit d'aller y faire un tour, et à chaque nouveau visiteur (pas visite, c'est le visiteur qui compte, s'il se connecte 10 fois c'est pareil) des fonds seront versés par Orange à la Croix-Rouge pour offrir des cadeaux de Noël à des enfants qui n'en ont pas.

Alors, pour que ça soit un peu Noël avant l'heure (et puis de toute façon c'est déjà Noël non?), c'est par là!

vendredi 14 novembre 2008

Chanson du soir, bonsoir.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas mis une chanson que j'aime bien ici.

En ce moment chez moi, c'est Pink Martini à fond les ballons!


Découvrez Pink Martini!


mercredi 12 novembre 2008

Et... un mercredi gourmand

C'est chouette de prévoir un goûter.

Aujourd'hui, on s'était dit, avec Siro, que ça serait sympa de se retrouver pour goûter, et puis faire du shopping de filles aussi tant qu'on y était.

Non en fait, l'histoire ce serait plutôt ça : comme le shopping c'est harassant, on a besoin de reprendre des forces avec un goûter.

Du coup, notre balade nous a d'abord menées dans la rue St Antoine, pour nous aiguiller après vers la boutique de Bird on the Wire, où nous allions toutes les deux pour la première fois!

L'image est directement issue de leur site.

Là-bas, on y trouve plein de jolis objets, des bijoux, des trucs de déco qui servent à rien mais c'est de la déco, plein de sortes de lipbalms (autrement dit, baumes à lèvres), des fausses cassettes audio qui sont en fait des dévidoirs à scotch, enfin que des trucs qui changent la vie et qui font que je meurs d'envie d'y retourner parce que j'ai été très raisonnable (c'est la faute des Assedic qui sont trop longs à valider mon dossier parce que j'avais un papier en trop dedans à faire annuler en tout cas ils sont chiants en même temps c'est mieux parce que j'ai vraiment trop de trucs qui servent à rien chez moi trop de trucs tout court je dirais).

Et puis on est allé aussi à Born Bad, une boutique où ils ont plein de trucs avec des têtes de mort, et même des barettes pour les cheveux qui représentent... des haches dégoulinantes de sang ! En bref, que des choses rigolotes, avec aussi de jolis vêtements qui font très pin-up pour les filles, et rock'n rolleux pour les garçons (on n'oublie pas la gomina).

Et pour terminer cette virée shopping, passage obligé par Les Fleurs où je retournerai aussi pour m'acheter un bel agenda que je n'ai pas acheté vu que j'étais raisonnable (les Assédic, gna gna gna). Et puis j'achèterai aussi tout le magasin pendant qu'on y sera.

Comme ça Siro aura vu un bel échantillon des boutiques qui font craquer les filles et leur porte-monnaie.

Et puis voilà, pour se récompenser de tous nos efforts, direction Cupcakes and Co pour boire un chocolat chaud vraiment très très bon, et puis, hop, tant qu'on y est, un cupcake pardi! Chocolat/marron pour l'une, et à la carotte pour l'autre. Miam !

Encore un endroit où il faudra retourner pour goûter (au moins) toutes les recettes !

En tout cas, c'était vraiment un chouette aprem ! Merci Siro !

Un dimanche créatif

Certes, on est mercredi. Mais grâce à ma trouvaille créative de dimanche, j'ai renoué avec l'enfance.

Comme ça serait trop simple de plier ça en deux lignes, donc je vais en faire un roman. Ou pas.

Dimanche, il y avait le Salon Créations et Savoir-faire. J'y suis allée avec Mademoiselle Cococerise grâce à Elodie du Nuage des filles. Ouh la ça fait beaucoup de liens en deux phrases. Comme on aime bien bricoler, en général, on aime bien ce genre de salon. Où il y a plein de nouvelles idées, de nouveaux trucs à bricoler. Et plein de trucs à acheter du coup.

Ben en fait non. Beaucoup de patchwork, et de tissu pour du coup. Beaucoup beaucoup beaucoup de stands de scrapbooking. Moi évidemment j'avais envie de tricot. Avec 3 stands qui vendaient tous de la laine très très cher, j'étais pas servie. Du coup j'étais frustrée. Voilà pourquoi j'ai acheté ça :
Comme le nom sur la photo l'indique ce sont des "pom-pom makers". Eh oui! Des gadgets pour fabriquer des pompons ! Plus besoin du carton en rond troué pour faire des pompons. On s'oriente du côté du bricolage technologique ! En bref, c'était de l'achat utile et pas du tout futile...

Heureusement, pour compenser le manque d'originalité au niveau des stands, Elodie avait organisé un "troc de blogueuses créatives", ce qui m'a permis de rencontrer Diane, à qui j'ai troqué un très beau collier en laine à hibou contre une broche-fleur.



J'ai aussi fait la connaissance de Manou, qui fait également de très jolies créations pour enfants.

J'aurais bien aimé papoter avec celles qui sont arrivées plus tard, mais comme on n'avait pas fait le tour du salon, on voulait essayer de voir le reste. Bon, en fait je sais pas si c'était une bonne idée vu ce que j'ai dit plus haut mais ça je le savais pas encore.

Et pis après ça du coup, ben on est allé voir Hellboy II. Mais ça, c'est une autre histoire...

vendredi 7 novembre 2008

Où est Jean-Louis ?

Hier soir, un moment de pur émerveillement. J'ai vu le Cirque Invisible, au Théâtre du Rond-Point.

Cela faisait bien deux ans que je voulais le voir. Et sous l'impulsion d'une petite demoiselle, qui avait tout organisé de main de maître, la chose fut faite. Me connaissant, j'aurais encore laissé passer la date fatidique de la réservation, et, le spectacle étant complet, je me serais faite avoir par étourderie. Mais comme elle s'en est occupée, la question ne se pose pas.

C'est comme ça que j'ai pu découvrir. Et comprendre. Pourquoi on en disait tant de bien. La poésie. La féérie. La surprise. Et surtout, la simplicité virtuose. Cette façon de faire beaucoup d'effet avec peu de choses en somme.

C'est une des grandes caractéristiques du "nouveau cirque" (bon, plus vraiment nouveau, vu que le concept date, grâce à Jean-Baptiste Thierrée, des années 70) cette simplification du numéro. Vouloir faire beaucoup avec peu. Et surtout, y introduire une belle dose de poésie. On reste dans l'exploit, mais pas simplement pour en mettre plein les yeux. La dimension de rêve est très présente. On retrouve ça aussi avec le Cirque Plume, Johann le Guillerm et son Cirque Ici, le Cirque Eloise, et probablemment le Cirque du Soleil (que je n'ai pas encore vu car... trop cher).

Jean-Baptiste Thierrée et sa femme Victoria Chaplin parviennent à nous mener au delà de l'exploit. Ils réinterprètent les disciplines du cirque. Et parfois en esquivent, pour mieux incarner ces clowns. Ils m'ont fait rêver.

Et ces costumes merveilleux. Des trésors d'inventivité. A chaque changement, je me disais "Mais comment ça marche, comment fait-elle ?" Et si je comprenais, c'était une petite victoire sur mon savoir faire.

En fait, je me suis simplement dit "Ils sont merveilleux. Elle est merveilleuse. Il est merveilleux."
Ces mots n'ont pas quitté mon esprit. Et cette chance qu'ils ont eu de se trouver.

Alors merci Sabine de m'avoir fait découvrir ces artistes, et merci à eux.

Mais c'est malin, maintenant, je veux travailler pour eux.

Et puis aussi pour Johann le Guillerm, le Cirque Eloise, le Cirque du Soleil... Pfff. La liste est longue.

Séraphine Bond Musical

Alors ça serait l'histoire d'une peintre qui s'appellerait Séraphine. Elle vivrait au début du siècle et elle ferait croire à tout le monde que c'est une servante, alors qu'en fait, elle serait peintre. Enfin ça c'est ce que tout le monde croirait, alors qu'en fait, elle serait une espionne pour la reine d'Angleterre.

Elle saurait trop bien manier les armes à feu et elle saurait trop bien se battre contre les méchants qui ont les yeux fous.

Et tout ça, elle le ferait en chantant. Et en dansant.

jeudi 6 novembre 2008

C'est Noël

J'oubliais, mais depuis le 1er novembre, c'est déjà Noël par chez moi...

Photo de chez Parispectives

dimanche 2 novembre 2008

Comme un défi

Cette histoire est inspirée de faits réels... ou pas.

Par une froide nuit de plein automne, une fête. Miss Blondinette y accompagne sa copine Châtaigne, qui connaît les gentils organisateurs.

Blondinette, elle, ne connaît personne, du moins c'est ce qu'elle croit. Quelle n'est pas alors sa surprise quand elle retrouve un ancien Servant de l'auberge dans laquelle elle avait travaillé un an plus tôt, à la Capitale. Servant avec qui elle s'entendait bien à l'époque.

La surprise des retrouvailles passée, nos deux amis discutent et prennent des nouvelles, en prenant soin de profiter de la fête et des gens qui sont présents. Mais ils finissent toujours par revenir chercher la conversation avec l'autre, trop étonnés de l'incroyable hasard. Serait-ce un signe ? Se retrouver dans une contrée éloignée de la capitale ? Dans une fête où chacun ne connaît qu'une seule personne ?

Et de fil en aiguille, de discussion en discussion, Blondinette et Servant se retrouvent dehors, à poursuivre le fil de leur conversation. Mais Blondinette, frileuse, commence à le manifester.
"J'ai froid." dit-elle alors, pensant rentrer. Par une incompréhension peut-être trop évidente -après tout, Blondinette n'est-elle pas blonde justement- elle se retrouve dans les bras de Servant, sa bouche collée à la sienne. Finalement, les choses n'étant pas désagréables, elle se laisse entraîner dans ce tourbillon.

Sa raison finissant quand même par reprendre le dessus, elle le laisse là, le pauvre Servant, penaud, parce qu'elle a rendez vous dans une auberge de la ville d'à côté avec un de ses amis, et elle lui a promis qu'elle viendrait. Et une promesse est une promesse.

Mais dans quelle drôle d'aventure Blondinette s'est-elle encore embarquée?...

vendredi 10 octobre 2008

Rumba et vacances

Ouuuuuaaaaaaiiiiiis!

Ça, c'est le cri que j'ai poussé intérieurement à 17h, parce que je suis en vacances.

Plus d'infos sur ce film

C'est aussi le cri de joie que les écoliers poussent en sortant de l'école dans Rumba, film d'Abel, Gordon et Romy. Et le cris de leurs professeurs lors de cette même fin de journée.

Il suffit de cinq petites minutes pour se rendre compte que ce film n'est pas ordinaire. Que s'il se déroule dans notre pays, ses habitants vivent sur une autre planète. Ils parlent peu. Mais leur corps raconte toutes leurs émotions.

Ce sont des clowns.

"On avait envie de montrer des gens qui traversent des épreuves, des gens qui reçoivent des tuiles sur la tête à longueur de journée, mais ce ne sont pas vraiment des tuiles puisqu’on est des clowns. C'est ça être clown ; c'est vivre des situations graves mais les raconter sur le mode comique." Voilà ce que dit Dominique Abel à propos de son film.

Et cela s'applique bien. On est ici dans le burlesque. La gestuelle. Des notions qui se perdent dans le cinéma actuel. Pas au théâtre ni au cirque. Mais le cinéma exploite peu ce que le corps peut offrir.

Il ne s'agit donc pas de parler de l'histoire, mais du ressenti face à ce film. Et le bien être qui s'installe dans ce rire simple. Qui vient de la maladresse des personnages, touchante, humaine. De cette poésie qui s'en dégage.

Encore un film coloré qu'il est bon de voir.

mercredi 8 octobre 2008

Et en passant

Demain soir, à l'Eclipse, à 20h30, au métro La Fourche :

Monsieur Garciaphone jouera, avec Monsieur JOhn-JOhn.

Les infos sont donc sur le myspace du premier monsieur. Voilà.

J-2

Dans deux jours. Les vacances. Ce moment où je suis sensée me reposer, me désorganiser, entreprendre ce que je veux entreprendre depuis longtemps. Me laisser dépasser par les évènements si je veux. Me retirer du monde si je veux.

Je rêve de pluie et de Bretagne. D'être sous la pluie sous une plage bretonne, seule. Avec des bottes. Et un ciré. Mais ne pas partager ce moment là serait triste aussi. J'ai envie de famille. J'ai envie d'Alsace. J'ai envie de coudre au gré de mes envies.

J'ai envie de ne pas suivre le programme. J'ai envie d'arrêter de stresser et de courir.

C'est mal parti.

Mais je vais essayer.

vendredi 3 octobre 2008

Dans la semaine

Mercredi matin, 5h10. Mon portable vibre. Me réveille. "Inconnu".
Ben voilà je suis stressée.

8h40. "Inconnu".
9h. "Inconnu".
9h20. "Inconnu".
10h. "Inconnu".
10h20. "Inconnu".

Comme je ne peux pas répondre au téléphone au travail, j'ai dû attendre la pause de midi pour écouter mes messages. Et puis de toute façon voir quelqu'un (que je ne connais pas) qui s'obstine autant, ça me stresse.

Les messages :
- "Évitez de donner votre numéro de téléphone au mari d'autrui, parce que c'est vraiment pas gentil." (on sent la femme au bord des larmes)
- " Il vous a pas dit qu'il avait quelqu'un qui vivait avec lui ? Bah en tout cas, si vous laissez un message sur le répondeur, ça va aller très mal."

Et là. Mon regard interloqué. Quoi ? Moi, donner mon numéro de téléphone au mari d'autrui ? Ça ne va pas la tête ? Et bizarrement, tout ça m'a fait sourire. C'est triste pour cette femme. Mais tellement inattendu. Je ne sais pas qui est cette femme. Ni qui est son mari. Leur situation est peut-être difficile. Mais elle ne me regarde pas. Une maîtresse traîne quelque part dans la ville.

Et moi je ris en marchant sous le soleil.

jeudi 18 septembre 2008

Au théâtre hier soir


Fantasio, d'Alfred de Musset.

L'histoire de la pièce est sur leur site, ce n'est pas sur ça que je veux m'arrêter. Mais sur la magie de l'imagination du scénographe, du costumier (respectivement Eric Ruf et Christian Lacroix), elle-même portée par une mise en scène dynamique de Denis Podalydès.

Cette pièce a des moments enchantés, magnifiques, amplifiés par le mouvement du manège. Symbolique de la fuite, de la course dans le vide. Et le fait que le décor soit unique, simplement changé par des détails pour situer l'intrigue, n'est pas du tout gênant, au contraire, puisqu'il suffit d'un lustre descendu pour être dans le palais du roi.

Les comédiens sont aussi pour une grande part dans le plaisir que j'ai eu à voir la pièce. Le texte de Musset est très bien dit, et tout à fait accessible, ce qui est absolument nécessaire au théâtre à mon avis, surtout quand il est classique. Guillaume Gallienne campe un prince de Mantoue tellement drôle que je guettais chacune de ses apparitions.

En fait, cette pièce est un beau moment, malgré quelques longueurs. Ceci dit, l'ennui durant la représentation ne gêne pas, on peut ainsi prendre le temps de s'arrêter sur les beaux costumes, sur les magnifiques décors, et se laisser porter...

mercredi 17 septembre 2008

Le coup classique...

Pourquoi je sais pas m'arrêter ? Je sais très bien qu'il faut que j'arrête pourtant. Que je me calme.

Eh ben non, je repars comme en 40 ! Par exemple cette semaine :

- Lundi soir : débarquement chez moi (bon, ça OK, j'y suis pour rien)
- Mardi soir : concert (très chouette ceci dit)
- Mercredi soir : resto puis pièce de théâtre (pareille, très bien, j'en parle demain)
- Jeudi soir : RIEN (ça c'est génial, je vais souffler)
- Vendredi soir : re-concert (quand on aime...)
- Samedi : train puis boulot (journée puis soir jusqu'à très très très tard)
- Dimanche : ben, je ferais bien de souffler non?

Sachant que dans les journées de semaines se case le boulot... Y'en a des certainement beaucoup plus occupés que moi, mais je sais pas comment ils font pour tenir... Sur ce, bonne nuit !

Une bonne soirée

Grâce à un chouette concert.

Monsieur Garciaphone a rejoint Gaspard Royant à la batterie, du coup, pour aller le voir lui, on se retrouve à un chouette concert donc, au Réservoir.

Un vraiment bon moment de folk, doux, mais aussi entraînant, et avec quelque chose de fédérateur dans cette musique. Et puis ce côté rétro qui me plaît tant en ce moment.

J'y retournerai vite !

samedi 13 septembre 2008

Questionnement existentiel

Je crois...

Que j'aime bien écrire un post la nuit quand j'ai un peu bu et que je sais d'avance que je le regretterai au matin.

Que j'aime bien la bière. Et ça, c'est une révélation. Moi qui clamait haut et fort que, bien qu'alsacienne, non Môssieur, je n'aimais pas la bière, sauf peut-être celle d'Uberach (on dit "ubeurar" à l'alsacienne) qui est douce pour les filles. Mais en fait, j'aime bien la bière. Et ça déculpabilise de partager une pinte, puis une autre, avec une amie.

Que, ben quand même, il est temps d'aller faire dodo, mais que cette soirée était cool.

mercredi 10 septembre 2008

Le royaume des chats


Une démarche chaloupée, une musique prenante, beaucoup de poésie et une morale très présente. On est bien dans une production des studio Ghibli.

Le Royaume des chats est un film que j'adore et que je regarde encore et encore. Il a peut-être ce côté très balisé des films qui sont moralistes. Mais pas moralisateurs. Disons, sans nous culpabiliser, à l'instar de tous les films des studios Ghibli justement, ou d'un Kirikou, ou, encore plus récemment, de Wall-e.

Ces films, en général, réussissent à nous mettre dans un état de conscience des choses, tout en gardant le plaisir de voir de (très) belles images, et histoires.

Voilà pourquoi ce soir j'ai le sourire avant d'aller me coucher. Grâce à Haru, au baron, et à Muta.

mardi 9 septembre 2008

Un mardi soir à Paris

Il y a des soirs comme ça. Où la surprise est au rendez-vous. Elle va de pair avec des choses prévues, qui se décalent, joliment.

Comme un souffle de vent sur un pissenlit. Comme un souffle de vent sur les idées toutes faites et les choses trop carrées.

Pourtant il suffit de très peu.

Un coup de fil que je suis sur le point de passer à mon amie C., avec qui je dois aller au cinéma. Et qui, au moment où je m'apprête à appuyer sur la touche verte, est en train de m'appeler ! Connexion astrale...

Se retrouver dans la rue, comme prévu cette fois, pour un goûter improvisé chez Ladurée. Ah. Il y a la queue. Ben, on n'a qu'à aller chez Angelina, on prendra un bon chocolat chaud!

Rue de Rivoli, un WHSmith. On a ça à Paris ? On va y faire un tour ? Trouver un Henry James à lire en VO s'il-vous-plaît.

Angelina. Un goûter gargantuesque. Pas de Mont-Blanc mais un très bon millefeuille. Et le chocolat avec sa chantilly à part. Et ce maître d'hôtel insupportable. Et cette serveuse si gentille qui tente de nous faire oublier que son supérieur direct est un vrai connard. Et j'écris des gros mots si je veux. D'ailleurs, je sais être sympathique pour les serveurs, je sais ce que c'est d'en être, mais je suis désolée, un sourire et un peu d'amabilité, sans ça, mon verdict est sans appel.

Et puis aller au ciné, il est l'heure. Après s'être faites virer de chez Angelina parce que "ça ferme"... grrr. Ils abusent, heureusement que l'endroit est beau et que c'est bon.

Arriver, prendre le billet, puis profiter un peu du quai de Seine avant la séance. Discuter. Regarder le courant du canal. Léger. La séance va commencer. Se lever. Y aller. Et chercher le billet désespérément. Je ne l'ai plus ? Mais je l'avais mis dans ma poche pourtant ! Il a disparu. Ni dans cette poche, ni dans une autre, dans mon sac, mon portefeuille. Rien. Comment faire ? Je suis vraiment désolé, mademoiselle, il me faut votre billet, c'est la seule chose dont j'ai besoin. Et la machine qui ne veut pas m'en donner un deuxième. Je ne suis pas une resquilleuse je veux juste aller voir le film avec mon amie. Et C. qui se propose d'aller jeter un coup d'oeil près du canal, là où on était assises, au cas où. Oui je veux bien, merci beaucoup. Je continue de chercher. Toujours rien. Et la voilà qui revient en courant. Léa Léa ! Regarde ! Je l'ai retrouvé dans l'eau ! Le type de l'accueil se marre, c'est sans doute la première fois qu'il voit ça, et moi, j'essaie d'imaginer C. allant à la pêche de mon billet. Rire. C'est si bon ! Et c'est bien mon billet. L'idée m'avait effleurée qu'il ait pu tomber à l'eau, mais de là à se réaliser...

Puis le film.

Et en rentrant, à côté de chez moi, donner cette demi-tablette de chocolat qui traînait dans mon sac à une dame qui faisait la manche et avait faim. Ce petit geste m'a à moitié donné mauvaise conscience, j'aurais pu faire plus, mais au moins, elle pourra profiter du goût du chocolat. Si doux.

lundi 8 septembre 2008

Matière

Un manteau. Des centaines de pétales de tissu. Cousus à la main. Un travail lent, mais gratifiant. Et une belle matière.

mercredi 3 septembre 2008

Be happy

Dans un autre registre, mais réalisé par un Mike Leigh qui manipule aussi bien les codes des drames sociaux que les frères Dardenne, Be happy, ou encore Happy-Go-Lucky en version originale.

Un cachet de vitamine C. Une boîte de smarties. De la barbapapa. Sucré et parfois écoeurant. Mais c'est pour ça qu'on aime ce film. Ou que justement on gardera un souvenir de trop plein.

En soi, l'histoire ne va pas loin : c'est celle de Poppy, qui aspire au bonheur en essayant de rendre les autres heureux. Ça vous rappelle quelqu'un ? Une certaine Française avec des framboises au bout de ces doigts ? Oui, mais non. N'oubliez pas que l'on est en Angleterre. A Londres. Et que les Anglais savent déborder, et savent aussi que le rire est une arme puissante.

L'humour à la sauce anglaise. Du grivois, du décalé. Un brin de mélancolie parfois. Mais surtout, Poppy. Une pile électrique de bonne humeur. Exaspérante, exhubérante, entière, fatigante, attachante. A qui il manque un homme. Un homme bien. C'est tout ce qu'elle demande. Et, ce qu'on lui donne, c'est un moniteur d'auto-école, ronchon, refermé sur lui-même, critiquant tout ce qu'il est possible de critiquer. Son exact opposé.

Difficile d'en parler sans trop en dire, mais, si vous voulez rire, allez le voir. C'est moins cher qu'une consultation de psy et tout aussi efficace.

Et aussi... Regardez comment elle s'habille, j'adore ! (on ne se demandera pas pourquoi...)

Le silence de Lorna

Une femme, albanaise, un homme, belge, mariés par arrangement, pour qu'elle ait un jour la nationalité belge. Il est toxicomane. Essaie de s'en sortir. Elle doit divorcer dès sa nationalité obtenue pour épouser un Russe. L'argent est mêlé à tout ça. Profondément.

Quand les engrenages commencent à s'enrayer, Lorna tente de garder la tête hors de l'eau. Mais les choses prennent tant d'ampleur que si elle veut mener ses projets à bien, elle doit se taire.

Le silence de Lorna est de ces films à haute dimension sociale. Proche de ses acteurs, et des petites gens. Honnêtes ou non. Et de ces films qui ne laissent pas indifférent.

Ne quittant pas les pas de Lorna (Arta Dobroshi), tiraillée entre son amour et ses projets avec Sokol, et son intégrité, qui la pousse à vouloir aider son mari (Jérémie Rénier) qui tente de se sevrer, les frères Dardenne réussissent à nous faire suivre cette histoire, qui est celle de tant d'autres : mariage blanc, moralité et dépendance.

Du déjà-vu, mais d'un nouvel oeil.

lundi 1 septembre 2008

Complètement marteau, complètement gaga

Il ne me faut pas grand-chose.

Parfois ce pas grand-chose prend la forme de deux êtres qui sont entrés dans ma vie et ont fait fondre mon coeur qui se gelait ces temps-ci.

Voilà les deux "pas grand-chose", autrement dit, les "minis-trucs", pour l'instant.
Elle :
Lui :
Minis et mimis oui. Mais ça ne va pas durer. Parce que les minis-trucs, ça grandit vite. Et mimis oui, en photo. Mais c'est fou le nombre de bêtises que ça peut faire à la minute ces trucs là.

Mes bras s'en souviennent encore.

Cependant, je suis déjà tombée amoureuse. Il m'a suffi d'un seul week-end, de quelques papouilles, et j'ai été conquise. Paf.

Je sais bien que l'amour c'est difficile, qu'il faut savoir être indulgent sur les choses qui peuvent nous agacer.

Elle me bave dessus quand elle vient de boire et qu'elle veut un câlin ? L'eau, ça sèche.
Il vient me faire ma toilette alors qu'il vient de manger des croquettes, et j'ai son haleine de pâté dans la figure ? Ça part d'une bonne intention.
Elle me fait pipi dessus parce qu'elle est contente de me voir ? Elle ne sait pas encore contenir sa joie la petite innocente.
Il a décidé que mon bras était son ennemi juré à achever dans un temps record ? Oui, ça fait mal, mais... Ça lui fait les griffes ? Non, ça il va falloir qu'il se calme. En même temps j'aime bien jouer avec lui.
Et à côté de ça, ça ronronne, ça câline, ça joue, c'est juste trop mignon.

Dommage que je ne les voie que quand je rentre chez mes parents.

Et, à rentrée de septembre, bonne résolution, je ne posterai plus 3 posts par mois (des vides en plus...). Enfin j'essaierai.

mardi 26 août 2008

Vite !

Vivement la fin de ce mois d'août...

Il est vraiment trop long.

mardi 12 août 2008

Revu

Bon dieu ce que ça fait du bien de revoir ce film !

Pour ceux qui ne l'ont pas vu, il faut se rattraper. Mais les 10 dernières minutes... Un pur bonheur.

mercredi 30 juillet 2008

Valse avec Bachir


Des yeux fous et des mâchoires ouvertes.

C'est sur cette image que s'ouvre Valse avec Bachir, de Ari Folman. Violence à l'état pur. Des chiens, 26 pour être exacte, foncent en direction d'une maison. Prêts à tuer. Mais ce n'est qu'un rêve, et le narrateur du rêve se retrouve en face du réalisateur du film. Lui expliquant que ces 26 chiens sont ceux qu'il a tués pendant la guerre du Liban. Et il lui demande s'il se souvient de la guerre. De sa guerre à lui.

Et rien. Pas un souvenir. Pas une image.

Ce film est la concrétisation d'une quête. Une quête de souvenirs. D'Histoire. D'images du massacre qui a eu lieu à Beyrouth après la mort de Bachir Gemayel, qui venait d'être nommé président. Un style graphique déterminant pour le déroulement de l'histoire. Quelque chose qui nous rappelle ces BD polards, et ces films noirs également. Quelque chose du jeu vidéo aussi.

Justesse du ton. Poignant. Déchirant. Poétique. Il faut voir ce film. Il FAUT voir ce film. Pour l'Histoire et la culture, pour le bouleversement qui en découle. Et il ne faut pas avoir peur d'affronter ses démons.

jeudi 24 juillet 2008

Une robe de princesse

Depuis un peu plus d'une semaine, mes doigts ont repris leur chemin. Celui des ateliers.

Dé au doigt, aiguille entre le pouce et l'index, je suis prête à attaquer. Un travail monumental s'est lancé.

Une robe de mariée Givenchy pour une princesse arabe.
De la soie blanche.
Très blanche.
Cette peur de la poussière.
De la tache.
De l'aiguille.
Du sang.

Et fip. Très importante fip. La joie d'avoir une radio dans l'atelier.


Découvrez Bebe!


Et chercher sans relâche le nom de la chanteuse qui chante cette chanson.
Puis trouver.

Et quitter la salle et la musique, pour aller préparer un joli corset... On avance on avance!

jeudi 10 juillet 2008

De retour

Je suis rentrée d'une semaine de vacances au Maroc.

J'ai, comme d'habitude, beaucoup de choses à raconter, mais, je ne le ferai pas ce soir, parce que je n'ai pas encore assez rassemblé mes neurones pour ça.

On verra quand je serai moins malade.

D'ici là, bonne nuit!

mardi 24 juin 2008

L'appel des planches

10 mois. 12 heures par semaine. Des doutes et des remises en question. La recherche d'un but.

Qui est finalement trouvé.

Hier le théâtre m'a stressée, transportée, stimulée. Trois habits différents. Trois rôles. Quatre scènes. Et cette excitation si unique au moment où on se rend sur scène. Et furtive.

Des visages amis dans le public. L'envie de ne pas les décevoir. La peur de faire défaut aux partenaires. En fait non.

Tout s'est bien passé. Le sourire et la légèreté qui suivent le salut. L'envie de savoir. Ça vous a plu ? Ce n'était pas trop long ? Vous ne vous êtes pas ennuyés ?

Se retrouver avec le groupe autour d'un verre, parler, décompresser, rater le dernier métro...

Ça y est, j'ai envie de recommencer.

dimanche 22 juin 2008

C'est si bon...




... Une meilleure amie qui monte pour le week-end et avec qui on sait qu'on peut tout dire, des choses un peu cachées aux pires horreurs.

... Une fête de la musique où il ne pleut pas, où il fait même chaud, et où mes nouveaux cheveux font en sorte que je n'ai même pas chaud à la tête quand ça tape (cela ne me dispensera peut-être pas de chapeau par grande chaleur...)

... Des nouvelles glaces goûtées pour calmer et caler la chaleur : sorbet mangue de Monoprix gourmet, et Strawberry Cheesecake, de Häagen-Dazs. Verdict ? Deux tueries ! Le sorbet est vraiment rafraichissant, et a la douce texture de la mangue. La glace... Juste vraiment très bonne !

... Un concert de Thomas Dutronc au château de Vincennes, les fesses dans l'herbe, les lunettes sur les yeux.

... Un cours de théâtre productif. C'est bien.

... Des amis retrouvés à la fête de la musique, une bonne balade, une pomme de terre.

... Un brunch post grasse mat' à Breakfast in America, parce qu'il en avait parlé, et que j'étais passée devant plusieurs fois depuis que j'habite Paris, sans jamais y manger, alors que j'en mourrais d'envie. Eh bien ça tient ses promesses, c'est très bon, très copieux, et ce soir je me contente d'un peu de concombre/tomate parce que je ne pourrai pas en manger plus.

... Un peu de Super Mario Galaxy pour finir la soirée et le week-end... J'adore!

jeudi 19 juin 2008

La pétasse californienne

Le dessin est un test. C'est pas terrible et à la fois ça me fais rire, et je viens d'y passer du temps, donc je mets ça là :


Aujourd'hui, il a fait beau. Sur le chemin de mon travail, j'ai mis mes lunettes de soleil (de pétasse donc) et j'ai trotté gaiement. Et au détour d'une vitrine, j'ai vu : j'étais carrément une pétasse californienne.

C'est le platine et les lunettes! Et bizarrement, ça m'a fait un bien fou, j'étais ravie d'être cette pétasse californienne dans la vitre. La musique sur les oreilles, j'ai foncé, et j'ai souri...

Et je vais essayer de dessiner un peu plus parce que, c'est rigolo en fait. Par contre photoshop un peu moins, on dirait une fille de 8 ans qui a fait les couleurs...

mardi 17 juin 2008

Platine !

Je me suis lancée... Et le platine est apparu! Et je crois que j'aime beaucoup.

Maintenant il va me falloir un peu de temps pour m'habituer... C'est clair hein?

lundi 16 juin 2008

Ça commence à bien faire!

Je commence à saturer là. Il y a un an, j'avais eu peur d'une chaîne. Il y a sept mois, j'avais eu peur d'un type qui me suivait.

Et ce soir... Je me suis pris un coup de tête dans le RER. Bon rien de grave. Un type, peut-être handicapé, qui est rentré, et a valsé sur moi, me donnant un coup de tête, dans le nez, et ma tête ricochant sur un cadre de tableau derrière moi. Et j'étais toute sonnée. Et le type ne s'est rendu compte de rien. En même temps, il n'avait pas l'air tout à fait là.

Un gentil monsieur m'a proposé sa place et j'ai dit que non merci, ça va aller, je suis juste sonnée.

N'empêche que c'était un peu avant 19h, et que là je suis toujours sonnée et j'ai mal au crâne.

J'en ai marre. Je ferais mieux de ne me déplacer qu'en métro, comme Carrie, dans Sex and the city. Ça serait tellement plus simple.

Ces petits hasards...

Après un samedi harassant, un dimanche fainéant, la bonne surprise c'est de retrouver par pur hasard une Littlesa et une Cococerise accompagnées d'un MiLK et d'un Grum.

Tout ça dans un train qui nous ramène à Paris. Dans le même wagon à la même heure.

Le monde est petit.

vendredi 13 juin 2008

Quatre filles dans le vent


Comme la plupart des filles, j'ai suivi Sex and the city.

Comme la plupart des filles j'ai eu mon petit pincement au cœur quand la série s'est achevée.

Comme la plupart des filles j'ai voulu aller voir le film. Et je l'ai vu. Hier soir. Entourée, avec étonnement, de garçons qui venaient juste entre garçons, et bon, d'une majorité écrasante de filles quand même.

Et je les ai retrouvées ces quatre copines là, leurs vies, leurs amours, leurs emmerdes. Leurs chaussures, leurs manteaux, surtout celui de Miranda sur la photo du dessus.

Je ne pensais pas que le film pouvait être mélancolique. Il le fut.

Mais j'ai ri, et si peu discrètement dans une fameuse scène que j'ai eu un peu honte et puis non, et j'ai passé un bon moment.

Merci les filles!

Bon, dommage que les fringues soient définitivement hors budget... Il faut vraiment que je devienne costumière pour une série américaine où les filles sont bien habillées moi, ça me permettrait d'approcher des trucs que je ne pourrais jamais approcher autrement...

Dyslexie

Hier, en passant devant un magasin vers République, je lis "Au couillon moderne". En fait c'était "Au cotillon moderne"...

C'était un magasin de déguisements...

Numéro 86

Depuis quelques temps je lis le blog d'Aurélien Ferenczi, cinécure.

Et là, un bijou. Un bout d'un court-métrage réalisé par Laetitia Masson. Et écrit par Sophie Calle. Avec Aurore Clément et Sophie Calle elle-même.

Une histoire d'une femme qui est la 85ème sur la liste de conquêtes d'un homme. Sur 86. Très simple et très touchant. En 3min30 comprendre la détresse et le fatalisme d'une femme. Sans grandiloquence.

Un joli moment donc. Même devant un ordinateur.

mardi 10 juin 2008

Lyon dans le froid

Un week-end à Lyon prévu depuis des semaines. Des retrouvailles attendues. Et la pluie la pluie le froid la pluie le froid le froid...

Une moustache coupée à coup de ciseaux tailleurs, les mêmes que dans ce billet, une peur d'avoir la lèvre transpercée qui s'ensuit, un parapluie pour enfant acheté en prévision du mauvais temps, des rires, des bêtises...

J'ai pas l'air mais je suis folle dans ma tête paraît-il. Et ça me plaît. Je crois que c'est un compliment de sa part. Non en fait j'en suis sûre.

De la nourriture, beaucoup de nourriture, et de la très bonne au passage... Du vin, des amis, des discussions importantes, des trucs idiots, un rêve qui commence à émerger au milieu de tout cela.

Un matelas avec un trou puis un futon très dur mais au moins le corps ne s'affale pas.

L'expo de Keith Haring avec la pluie en attente. De jolis parapluies colorés qui s'ouvrent. Et des tableaux très marquants. Qui ne s'arrêtent pas à la simple image qu'on se fait d'eux. Qu'il faut creuser un peu et voir que, comme beaucoup d'artistes, d'autant plus promis à une mort précoce, Keith Haring ne faisait pas des choses anodines.

Un sentiment de vacances et vouloir que ça se prolonge. Un joli pont rouge. La Saône. Qui avance tranquillement. Une sensation apaisante.

Et puis, marcher dans les flaques pour aller prendre le train. Repartir.

Des histoires de cheveux

Toute fille qui se respecte a ses histoires de cheveux.

La mienne est simple. Mes cheveux sont... Relativement courts, blonds, et irrémédiablement raides.

La question est : "Comment faire pour que ça change ?"

Les réponses que j'ai en tête : blond platine ou bouclé.

Ce qui est loin d'être la même chose. Forcément, je demande à droite à gauche, forcément on me répond l'un ou l'autre, forcément je ne sais pas. Et je veux que ça change, vite !

Je vais finir par aller voir ma coiffeuse et lui dire "Vous avez deux options, le platine ou la permanente, vous choisissez celle qui m'ira le mieux"

Je me demande si ce n'est pas la meilleure solution ça tiens...

Ah la la, fichues lubies !...

Quand on en a marre des "quand"

Déjà une chose. J'arrête mes titres en "quand", ça m'énerve.

jeudi 29 mai 2008

Quand ça ne marche pas

Parfois, sans raison, le sort s'entête. On prend des risques et ça ne marche pas. Ce n'est pas grave, on est déçu et on passe à autre chose. On se dit juste que merde, on prend des risques et rien!

Ça peut s'appliquer à plein de domaines : professionnel, personnel, culturel, que sais-je...

Et là, je suis dans ma semaine de risques pris, qui ne débouchent sur rien. Ce qui me casse le moral au plus haut point. En fait non. Ça ne me casse pas le moral au plus au point. Ça me déçoit petit bout par petit bout. Ce qui fait à un moment que je devient vraiment une chose mollassonne. Et le fait de retourner travailler chez Derhy ne va pas du tout améliorer cet état de fait, bien au contraire.

Alors, quand ce soir, au cours de théâtre, j'attaque des scènes qui devaient fonctionner, et qu'elles ne fonctionnent pas, je me dit que ça suffit, je ne dois plus être cette chose molle qui se déplace. Merci à l'ami qui m'a reçue hier et qui m'a dit que "ça ne se voit pas", ça m'a au moins rassurée, je ne porte pas ça sur moi.

Pourtant je ne devrais pas. Je n'ai fini mon contrat à la Comédie Française que vendredi dernier. Quelques jours de blanc ne devraient donc pas m'effrayer. Et si, ça ne manque pas. J'ai ce sentiment de revenir à la case départ. Alors que non. Et du coup, me revoilà dans les vagues.

Il est grand temps que je rebondisse, le quotidien des intermittents est fait de ces alternances. Et il faut que je sache dire non aussi pour réussir à aller là où je veux et dois aller. C'était ma phrase "méthode Coué"... On y croit on y croit!

lundi 26 mai 2008

Quand on s'interroge sur la beauté

Travailler sur un texte qui s'appelle Les confidences d'une laide amène à s'interroger sur la beauté. Le rapport qu'ont les gens avec, et particulièrement moi.

Hé oui. Parce quand on vous dit, alors que vous êtes très motivée, en cours de théâtre, pour travailler dessus "Mais voyons, tu ne peux pas jouer ça, tu ne colles pas du tout au personnage!", je me suis posé la fameuse question de l'enlaidissement.

Pourquoi et comment vais-je me rendre laide? A quoi cela va m'amener? Et donner de l'épaisseur au personnage?

Ça commence à peu près comme ça :

"N'y allons pas par quatre chemins, entrons de suite dans le vif du sujet, je suis ce qu'on appelle communément un boudin."

Effectivement, je n'ai jamais vécu cela. J'ai eu cette chance. A chacun ses défauts physiques, moi on se moquait un peu de mes oreilles, mais ça n'a pas duré. Et puis on m'a trouvé jolie. J'ai fait en sorte que ça soit le cas. Pas toujours, mais bon, je suis une fille et j'aime ça, les bidouilles de coquetterie, le maquillage, les fringues, les bijoux, ce genre de choses.

Du coup, forcément j'ai eu du mal à m'identifier à ce personnage, qui a cependant cette simplicité sympathique que j'apprécie.

Mais comment va-t-on me regarder? Le théâtre est bien sûr toujours une question de regard de l'autre sur votre travail. Cependant, je me demande si parfois il n'y a pas jugement. Jugement dépréciatif parce "qu'on n'a pas le droit" de faire ces choses.

Comment juger qu'on a le droit ou pas de faire ce que l'on a envie?

L'un des désavantages de la beauté (je ne parle pas forcément de la grande beauté parfaite mais de la "joliesse" mais je ne sais pas si ça existe) c'est, comme pour tout le monde en soi, qu'on vous met dans une case, sans avoir cette possibilité d'en sortir. Comme le coup des sourires qu'on vous demande dans la rue, comme si c'était gratuit, un dû en quelque sorte. Mais non. Ce n'est pas parce que je suis jolie que je dois ça aux gens que je croise à un feu rouge. Certainement pas. Et pourtant, il y a ce rapport, et on se fait presque engueuler quand on ne répond pas! Sans parler de ces mecs bizarres qui vous suivent, mais ça c'est une autre histoire... Et ça ne concerne pas que les jolies filles d'ailleurs.

Bien sûr, la beauté a ses avantages indéniables, évidemment. Et les jolies filles ne pourront pas nier qu'elles s'en servent, chacune à son échelle, et à l'échelle de sa beauté, mais tout cela est non négligeable. Le tout c'est de l'assumer et de ne pas se justifier continuellement.

Enfin, comme vous pouvez le constater, le fait de travailler sur ce texte me fait réfléchir à beaucoup de choses. Je ne sais pas si ça me fait avancer, mais au moins, ça permet de mettre des mots dessus. Et surtout, ça lance un défi.

vendredi 23 mai 2008

Quand on va voir "Juste la fin du monde"

Juste la fin du monde, ou la pièce française que je préfère. Ma pièce préférée tout court même.

Un texte de Lagarce. Un homme rentre dans sa famille, pour leur annoncer qu'il va mourir. Sur cette base, rien de bien réjouissant. Mais une écriture rythmée, mélodique. Répétitive. Construite comme une chanson.

Et parce que ce texte reflète tout ce que l'on peut penser de la famille, des craintes existentielles, de la mort plus ou moins proche. Tout cela nous fait écho.

Pour cela, les acteurs n'ont qu'à se laisser porter par le texte. Et ils le font bien. Bien sûr, on cherche toujours qui a le plus tiré son épingle du jeu. Et là, un équilibre. Parce que le texte est magnifique.

Je pensais réussir à en dire plus. Mais je n'ai que les mots de Lagarce qui raisonnent dans mes pensées.


"– Plus tard‚ l’année d’après
– j’allais mourir à mon tour –
j’ai près de trente-quatre ans maintenant et c’est à cet âge que je mourrai‚
l’année d’après‚
de nombreux mois déjà que j’attendais à ne rien faire‚ à tricher‚ à ne plus savoir‚
de nombreux mois que j’attendais d’en avoir fini‚
l’année d’après‚
comme on ose bouger parfois‚
à peine‚
devant un danger extrême‚ imperceptiblement‚ sans vouloir faire de bruit ou commettre un geste trop violent qui réveillerait l’ennemi et vous détruirait aussitôt‚
l’année d’après‚
malgré tout‚
la peur‚
prenant ce risque et sans espoir jamais de survivre‚
malgré tout‚
l’année d’après‚
je décidai de retourner les voir‚ revenir sur mes pas‚ aller sur mes traces et faire le voyage‚ pour annoncer‚ lentement‚ avec soin‚ avec soin et précision
– ce que je crois –
lentement‚ calmement‚ d’une manière posée
– et n’ai-je pas toujours été pour les autres et eux‚ tout précisément‚ n’ai-je pas toujours été un homme posé ?‚
pour annoncer‚
dire‚
seulement dire‚
ma mort prochaine et irrémédiable‚
l’annoncer moi-même‚ en être l’unique messager‚
et paraître
– peut-être ce que j’ai toujours voulu‚ voulu et décidé‚ en toutes circonstances et depuis le plus loin que j’ose me souvenir –
et paraître pouvoir là encore décider‚
me donner et donner aux autres‚ et à eux‚ tout précisément‚ toi‚ vous‚ elle‚ ceux-là encore que je ne connais pas (trop tard et tant pis)‚
me donner et donner aux autres une dernière fois l’illusion d’être responsable de moi-même et d’être‚ jusqu’à cette extrémité‚ mon propre maître."

Juste la fin du monde
, J-L Lagarce

mercredi 21 mai 2008

Quand on fait un bilan

C'est souvent l'heure des bilans. Mais là, c'est celui de la fin de contrat. Eh oui. Presque trois mois chez les tailleurs, le temps passe si vite !

En trois mois donc :

- j'ai appris à faire des jolis points de rabattement, ce mot peut ne pas vous sembler très français, mais si vous faites de la couture à la main vous comprendrez

- je ne crois pas être beaucoup plus rapide, mais je pense que j'arrive mieux à m'organiser dans mon travail

- j'ai de la corne au bout de mon index et de mon pouce droits

- mais je me pique toujours au moins une fois par jour

- j'aime faire des points de chausson, des poches passepoilées, des brides de boutons, des brides tout court

- je n'aime pas poser des têtes de manche, sauf quand elles se placent toutes seules, cas exceptionnel, et je n'aime pas non plus rabattre les doublures, c'est hypnotisant, mais ça fait partie du jeu

- je réalise que j'ai quand même beaucoup progressé

- je n'arrive pas à plier mes doigts comme il faut, mon chef me dit que j'aurai des problèmes plus tard, mais je pense que c'est déjà le cas

- je ne pourrai pas faire ce métier de tailleur toute ma vie, déjà, c'est trop répétitif, et puis, mes doigts ne suivront pas, je pense que je ne serai jamais rapide non plus, moins lente certes mais rapide non, et puis... je ne pourrai pas, trop loin de moi

- le sentiment de se sentir à sa place a fait place à son opposé, à la fois je me sens bien, et à la fois je sais qu'à long terme ça ne me conviendrait pas, il me manquerait la création

- je crois qu'il faut continuer dans les ateliers un temps pour maitriser la technique, mais aussi trouver des compagnies pour créer vraiment les costumes, le métier est là!

- je n'ai vraiment pas choisi une voie facile, mais bon, j'y vais!

Et voilà... Et comme je disais l'autre fois, j'ai vraiment plein de trucs à raconter, demain peut-être...

lundi 12 mai 2008

Quand pourquoi?

Ces temps-ci, je ne suis plus très souvent ici. Une part de moi a envie de raconter des choses, ces choses qui semblent si profondément faire sens quand j'y pense et si peu quand je me retrouve devant le clavier, et une autre vagabonde, court, va voir des films, des pièces de théâtre, essaie des jeux, voit des amis, va aux cours de théâtre, essaie d'apprendre ses textes tant bien que mal... Essaie de trouver du temps pour elle aussi. Ça vient et ça repart.

Alors à la fois désolée d'être absente, et puis pas désolée parce que le rythme de ma vie est chargé en ce moment, et que même si parfois je me perds un peu, je réalise que ce n'est pas plus mal, tant que je n'explose pas. Parce que les périodes de vide à combler, que je comblais sans mal mais en brassant du vide, je connais, et je ne veux pas y retourner. Je ne veux connaître que l'ennui des vacances que l'on savoure parce qu'exceptionnelles, des week ends que l'on improvise. Je veux avoir cette plage de liberté dans ma vie que je ne retrouve plus ces temps-ci, mais qui reviendra, quand j'arriverai à faire le ménage convenablement.

J'ai besoin de me laisser du temps pour parler, et du temps pour me taire. J'ai besoin de choisir ces moments.

Finalement non, je ne suis pas désolée, mais je vous dis quand même à bientôt, et bonne nuit!

Quand on se brosse les dents

Jusque là tout est normal. Tout le monde se brosse les dents. Enfin non, justement, pas tout le monde et c'est un problème mais ce n'est pas là le sujet.

La brosse à dent. Là est le sujet. Ce qui peut sembler un objet purement banal aux yeux de la plupart des gens m'interpelle. J'adore l'objet brosse à dents.

Parce qu'en soi, une brosse à dents n'a rien d'exceptionnel. C'est un objet utilitaire, un objet du quotidien dont on va se servir sans même se rendre compte. Un rite obligatoire.

J'ai besoin de dédramatiser ces rites obligatoires. J'ai besoin de trouver une étincelle de fantaisie dans le quotidien. Alors oui, en cuisine, je peux rire quand je sors mes plats du four avec des maniques en silicone en forme de cochon. Mais, dites moi, qui trouve un peu de fantaisie dans sa brosse à dents?

Je déteste toutes ces brosses à dents qui se tordent, ces brosses à picots pour la langue, ou pour se glisser derrière la gencive ou je ne sais quoi encore. Peut-être que ce sont vraiment des révolutions techniques? Peut-être. Mais moi, ma brosse à dents, je demande simplement... qu'elle me brosse les dents! Ni plus ni moins. Surtout que je trouve qu'une brosse à dents trop sophistiquée a tout bêtement le design d'une basket, ou d'une tennis tout autant sophistiquée, mais moche. Ou alors d'un pneu. Tout dépend. Bref, moi je trouve ça moche.

Par contre, dans les brosses à dents que vous voyez au dessus (oui je sais la verte n'est pas très propre, mais je n'arrive jamais à rincer complètement le dentifrice), j'aime le design simple, efficace, l'arrondi, la courbure, la qualité du plastique, et... la couleur bien sûr! Elle est là ma fantaisie.

Et puis, j'en ai plusieurs, je garde les vieilles, on ne sait jamais, j'en aurai peut-être besoin un jour pour faire de la peinture, nettoyer un bijou, que sais-je?

Et vous, vous en avez comme ça, des objets du quotidien que vous aimez plus que les autres?

vendredi 2 mai 2008

Quand on va voir "Ciao Stefano"

Une envie d'air frais (cinématographique s'entend), un rendez-vous annulé, et je suis allée voir le film que j'avais vraiment prévu d'aller voir, Ciao Stefano, de Gianni Zanasi.

Stefano donc, c'est lui, au premier plan. La trentaine bien sonnée, c'est un musicien de punk italien. Un soir, après un concert terminé trop tôt, il tombe sur un musicien avec sa copine. Il ne lui en faut pas plus pour partir, retrouver sa famille près de Rimini. Chambouler son quotidien et le leur par la même occasion. Surtout que leur quotidien est déjà bien branlant.

Ciao Stefano, c'est léger, c'est drôle, souvent absurde et parfois un peu tragique. Ce n'est pas un grand film, mais un film agréable, qui détend, même si certains passages sont un peu longs et inutiles. Ceci dit, on les passe outre pour garder la bonne humeur de ce film, de ces Italiens qui se chamaillent mais qui s'aiment, de cette famille touchante qui ne sait pas comment se parler. Et puis, on retiendra les personnages, que les acteurs jouent vraiment très bien, avec, signalons le aux garçons, une très jolie Italienne qui joue Michela, la soeur de Stefano.

lundi 28 avril 2008

Chanson du soir, bonsoir

free music


Et voilà, bonne nuit!

dimanche 27 avril 2008

Quand le dimanche sauve le week end

Photo de Mlle J.

Samedi de course folle après le train, de course folle après le temps, le temps de manger, de dire bonjour à ma grand-mère, de me maquiller, de me préparer...

Puis de mettre le pain, les boissons, et d'autres choses diverses dans les camions. Puis courir pour préparer les tables, essayer d'éviter de casser les aquariums, éponger, plier les serviettes d'une façon qui ressemble à peu au soulier d'Aladdin. Puis lancer l'apéritif, les petits fours, courir dans l'herbe si verte sous le premier et chaud soleil.

Courir pour le début du repas, courir entre les tables, courir pour apporter du vin et de l'eau. Dresser et débarrasser. Arriver au dessert, café, ranger.

Et finir par rentrer et dormir. Enfin.

Et passer le dimanche les orteils en éventail. Au soleil sur le transat. Vernis et lecture débile. Chat sur les genoux et discussion entre nièce et tante.

Courir à nouveau pour repartir. Et retrouver la cousine pour trois jeux que je ne connaissais pas... Syllabus, Cash & Guns, Crôa. Une bonne soirée où j'ai ri, menacé des gens avec un pistolet en mousse, mangé de la pizza...

Il fait bon être dimanche.

mardi 22 avril 2008

lundi 21 avril 2008

Quand on lit 1984

Une lecture longue et lente. Dure. Une évidence de l'écriture et des faits. Un monde réel qui n'existe pas que dans un esprit. Mais sur papier. Et qui se reflète dans notre monde.

1984 de George Orwell est sans doute le livre que presque tout le monde a lu, et que je voulais enfin découvrir. J'ai mis plus d'un mois à le lire. Non qu'il ne m'ait pas plu, bien au contraire. Mais, ne lisant que dans le métro ces temps-ci, à raison de quinze minutes par jour, je ne pouvais pas aller loin... Bizarrement le soir ça ne marchait pas. Je ne voulais peut-être pas que Big Brother s'infiltre dans ma tête avant de dormir.

Sauf ce soir. Ce soir je devais savoir. Et tout s'est éclairé. Puis tout s'est assombri. J'ai su. Plongée dans un monde où le moindre clignement d'œil peut trahir, la moindre pensée peut être synonyme de mort, j'ai eu peur. J'étais même terrifiée. Bien sûr il y a le rapprochement avec notre époque, et c'est trop douloureusement vrai. Comment a-t-il vu tout ça?

Mais ce qui m'a effrayée, c'est ça :

La doublepensée se place au cœur même de l'Angsoc, puisque l'acte essentiel du Parti est d'employer la duperie consciente, tout en retenant la fermeté d'intention qui va de pair avec l'honnêteté véritable. Dire des mensonges délibérés tout en y croyant sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants, puis, lorsque c'est nécessaire, les tirer de l'oubli pour seulement le laps de temps utile, nier l'existence d'une réalité objective alors qu'on tient compte de la réalité qu'on nie, tout cela est d'une indispensable nécessité.

Toute la partie qui touche au mensonge me touche. Non pas que je sois une menteuse incontrôlable, non, de ce côté là je ne suis qu'une fille. Mais à moi-même. Continuellement. Pour tout. Cerner les choses désagréables, et les mettre de côté, les unes après les autres. Parfois les ressortir et avoir mal. Et puis recommencer. C'est pour ça que je me dis toujours que ce réflexe m'amènera un ulcère...

Mais ceci dit, je relirai 1984, et j'essaierai de relever tout ce qui a trait à maintenant, et qui est, encore une fois, trop douloureusement vrai.

mardi 15 avril 2008

Quand on a trouvé les parfaites

Il y en a une paire par saison en général. Les chaussures que je vais porter et regarder au bout des mes pieds toute la journée. Et sourire quand je vais les apercevoir.

Ce sont les argentées là, juste au-dessus. Parfaites. Juste parfaites. Pas trop hautes, confortables, et ce côté chaussures de princesse. Il va falloir me retenir de les mettre tous les jours!

dimanche 13 avril 2008

Quand on joue à "La guerre des moutons"

J'aime bien quand on (ma cousine et son copain en général) me fait découvrir un nouveau jeu. Ce soir c'était La guerre des moutons.

Le principe est rigolo, si on aime les dominos, les triominos, ce genre de jeu de placement et la réflexion que ça implique. Ici le but est simple : faire le plus grand champ possible de moutons. Ou plutôt le plus grand troupeau. Mais qui dit grand troupeau dit grand enclos. Il faut un peu de temps pour s'adapter, et savoir quel type de stratégie adopter (plutôt développer son propre enclos ou embêter les autres?)... Evidemment quand on débute on se fait facilement avoir (vous aurez bien compris que je parle pour moi), mais bon, ça fait partie du jeu, et on passe une bonne soirée! A refaire dès que possible...