samedi 5 décembre 2009

Une semaine ici

A semaine + 1... Mes premières impressions.

Il ne fait pas si froid. J'ai même eu du soleil le premier jour et dans la semaine. Bon, le thermomètre a l'air de descendre en dessous de zéro pour la semaine qui arrive, alors on va voir comment je vais vivre le froid qui arrive vraiment. Mais pour l'instant j'arrive à me promener en jupe (avec une paire de collants et des leggins par dessus, certes).

J'ai trouvé une colocation, mais je sens déjà que je ne vais pas y rester. Je suis chez un frère et une sœur, qui sont somme toute très sympas, mais je suis chez eux, et j'ai le sentiment que je ne serai jamais chez moi ici...

Ainsi je commence les visites d'appartements. Hier une coloc très sympa qui m'a bien plu, mais on verra. Demain une autre, suite à une rencontre complètement issue du fruit du hasard : deux filles attendaient le bus avec moi hier, l'une d'elle quitte Montréal à la fin de décembre, elle m'a dit que sa coloc était super, bien placée, et pas trop chère... Que si ça m'intéressait je pouvais passer ! Chose que je vais faire demain...

A une semaine ici je cherche du travail, les choses ne changent pas où que l'on soit. J'ai déjà un entretien de prévu, c'est une chose assez positive. Mais je démarche beaucoup, j'espère que ça portera ses fruits. Et surtout dans mon domaine... Le costume ici a l'air de n'être pas un milieu très accessible... Comme à Paris en fait.


Quoi d'autre ?.. Je ne sens pas vraiment Noël arriver. J'ai cette drôle d'impression que Noël sans mes parents et ma soeur ce n'est pas vraiment Noël. Il ne faut pas que je me laisse gagner par ça parce que je serai entourée, par de la famille qui plus est. Et en plus je vais passer quelques jours à New York dans une semaine. Et après Toronto. Et après Windsor. Et après Boston. Alors non je ne vais pas me lamenter.

Mais quand même. Je réalise que cette première semaine n'était pas des plus faciles au niveau émotionnel. Gérer le "qu'est ce que je fais là?" plus le "Tu vas pas te lamenter sur ton sort tu as de la chance d'être là tu l'as voulu!" et simplement le "pour l'instant ce ne sont pas des vacances ici..." Ben tout ça ce n'est pas facile. Je n'ai pas de regrets, juste des craintes. Qui ne seront pas trop justifiées je l'espère.

Et puis l'habitude d'être entourée et d'avoir des gens à appeler en cas de spleen... Ça viendra mais pour l'instant je fais sans, par contre je fait marcher msn !...


Bon sinon les points positifs de tout ça, parce que outre les doutes, Montréal est une ville accueillante. Je suis allée à une soirée VIP. Comprendre "Virus d'Improvisation Picturale". Une très chouette initiative. C'est comme un match d'impro, mais avec de la peinture : un thème, une peinture en 15 minutes. Ca peut donner des choses très belles, d'autres... Un peu moins !...


J'habite un quartier plutôt sympathique, loin de ce que j'ai connu à Paris, avec une atmosphère de quartier très développée justement. Bon c'est sûr, ça risque de ne pas durer si je déménage, mais je tâcherai de n'être pas trop trop loin. J'aime bien ici. Et ça fait peut-être cliché la française qui aime le Plateau mais après tout, mon chez moi à Paris était bien un cliché aussi, dans la rue des Grands Magasins...

Voilà pour l'instant le début de ma vie ici. C'est calme mais ça ne va pas le rester !

jeudi 26 novembre 2009

J-2

Je vais continuer mes petites listes parce que j'aime ça...

A J-2 :

- je fais une prise de sang histoire de partir en sachant que mon cholestérol et tout le tintouin sont bons, et s'ils ne le sont pas, ça me fera une belle jambe, mais on mettra ça sur le compte de mon alimentation des dernières semaines qui tient de "Je m'en fiche de ce que je mange je me fais plaisir c'est tout." et hier soir n'a pas fait exception à la règle avec un kebab,

- suite à ce que dit juste au-dessus, je fais des réserves (de graisse il s'entend), ben oui, il va faire froid là-bas, autant que je me prépare tout de suite !

- j'écris un billet sur mon blog avant de finaliser mes valises... Procrastination mon amie... On ne se refait pas,

- je continue les "dernières soirées" et je bois un peu trop, mais bon c'est la faute au barman du nouveau bar découvert à Orléans qui fait que c'est un peu comme à la maison et que c'est bien les bars où tu te sens comme à la maison et que tu sais que pour une fois le barman fait pas semblant de se souvenir de toi il s'en souvient vraiment alors que t'es venue qu'une fois et qu'en plus la dernière fois il était bourré et que si tu bois en fait c'est de sa faute et pas du tout la tienne

- je suis de plus en plus de mauvaise foi

- je vais déjeuner avec ma sœur et je suis contente de passer un moment juste avec elle, c'est vraiment important

- outre me faire charcuter le bras pour la prise de sang (j'ai un bleu en forme de fleur), je vais aussi me faire charcuter les dents... au moins je suis sûre que je pars sans carie, sans tartre, après tout, je voyagerai plus léger...

- je râle sur ma chienne un peu folle et qui saute tout le temps mais je l'aime bien quand même et je câline mes chats et j'assume mon rôle de gaga des chats même si j'essaie de faire croire des fois que j'ai un cœur de pierre tout ça tout ça en fait je suis une sensible

- je pleure avec l'amie à un portail et je m'enfuis un peu parce que je sais que si je reste je vais être une vraie madeleine

- on m'offre une tour Eiffel à emmener avec moi elle est mignonne et légère et elle ira très bien à côté de la petite carte postale de tour Eiffel dessinée en mètre ruban de couturière la carte parfaite pour moi et comme ça j'aurai toujours Paris et mon parrain avec moi et ma marraine dans mes livres avec son marque page en bois et jade ils me connaissent bien en fait

- je réalise que je vais enfin pouvoir mettre mes mitaines en opossum

- j'écris cette phrase juste au dessus rien que pour le plaisir de taper le mot "opossum" si joli je trouve, alors qu'en soi un opossum ce n'est pas si joli :


- je devrais dormir un peu, parce que demain soir n'est pas le soir qui me permettra de me reposer... ni de dormir tout court je pense.

mercredi 18 novembre 2009

J-10


A J-10, je vais voir des amis. Plein. Des chouettes.

A J-10, j'ai envie d'être de l'autre côté, là-bas, là où il fait froid. Mais pas tant que je m'y attendais vu les températures que je vois sur la météo de google. Bah, ça ne devrait pas durer.

A J-10, je me motive pour vider mon appartement. Il est grand temps.

A J-10, je vais donner un cours de tricot à une amie, il faut bien qu'elle s'occupe, elle est enceinte.

A J-10, des amies vont débarquer chez moi pour m'aider à remplir des cartons. C'est chouette.

A J-10, j'ai envie d'écrire plein de billets. Du coup au moins un ce soir. Ça tombe bien.

A J-10, j'ai envie de faire comme le commentaire que j'ai laissé chez elle dire plein de choses en longue phrase sans ponctuation regarder Paris être nostalgique un peu mais avoir vraiment envie de partir et d'habiter à Montréal dans une rue qui a un nom de cliché canadien et de m'acheter là-bas un manteau qui a de la moumoute sur le col parce que sinon ce n'est pas drôle et puis des bottes fourrées bien sûr aussi paraît qu'on peut les choisir en fonction de la température à laquelle on veut que ça résiste j'ai envie de prospecter pour un travail intéressant en croisant les doigts pour ne pas me retrouver serveuse ou pire encore mannequin cabine de toute façon je ne compte pas dessus paraît il que je suis large maintenant et surtout j'essaie de ne pas me vexer.

A J-10, je me demande comment seront les au-revoir avec les gens, certains ont déjà été déchirants, alors que finalement un an ce n'est pas si long et ça sera sûrement bien rempli. Mais bon j'aime les gens autour de moi alors je serai sûrement bien triste...

A J-10, je me couche tard alors que j'ai des tonnes de choses à faire dans quelques heures.

A J-10, je vous souhaite une bonne nuit, et j'essaie de comprendre un peu comment ça marche les autres plateformes de blogs pour pouvoir bientôt faire un blog tout nouveau tout neuf quand le bout de mes pieds (gelés) sera au Canada.

lundi 19 octobre 2009

Parce que j'ai mon billet...

Et que le stress, comme l'envie d'être au Canada, sont là, j'ai besoin de musique qui me donne la pêche... D'où la playlist "Patate!"

Découvrez la playlist Patate! avec The Clash

vendredi 9 octobre 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #11

Aujourd'hui, pas un livre mais un auteur. Je viens enfin de percer le mystère de mon affection pour son écriture.

Car ce n'est pas parce qu'il est norvégien que je l'aime, Erlend Loe. Ca pourrait etre une raison, mon amour de la Norvège et du souvenir qu'elle m'a laissé est inconditionnel, du coup je me suis mise à lire des auteurs norvégiens, pour retrouver un peu l'atmosphère si particulière qui est présente dans ce pays. Qui doit l'être dans les pays nordiques en général, mais je ne peux parler que de ce que je connais. Et ma Norvège à moi doit maintenant être une sorte de rêve, de fantasme, puisque mon voyage là bas remonte à 2000, et que je n'y voyage plus que par les livres.

Et dernièrement, les livres d'Erlend Loe.

Ce que j'aime chez cet auteur, c'est la surprise qu'il nous fait, ce cadeau en quelque sorte. Il nous emmène dans l'absurde, mais un absurde totalement plausible. Quelque chose de cocasse et touchant -voire troublant- à la fois. Je suis littéralement tombée en amour du premier livre que j'ai lu de lui, Naïf, Super.

Je ne sais pas si c'était son premier livre, mais c'est celui qui m'a fait la plus forte impression. On y suit les réflexions du narrateur, personnage principal de l'histoire, dont on ne connaît pas le nom. A la suite d'un choc émotionnel parti de presque rien, une sorte de bagarre avec son frère, son monde et ses certitudes s'effondrent. Plus rien n'a de sens à ses yeux. Ainsi, pour reconquérir sa vie, et savoir quelle direction il doit prendre, il fait des listes. Beaucoup de listes.

J'ai lu tout à l'heure dans une interview d'Umberto Eco pour Télérama que les et cætera des listes que l'on fait, que les auteurs écrivent dans leurs livres, et que tout le monde touche du doigts, ces et caetera là sont tous les possibles, toutes les pièces manquantes qu'on espère un jour trouver, pour combler les vides de nos existences. "Le et cætera, c'est le sublime. Au fond, c'est la définition de Dieu... qui n'est qu'un énorme et caetera !" (Umberto Eco dans Télérama)

Naif. Super. m'a laissé approcher ce sublime. Peut-être que ce n'est pas le cas de tout le monde qui l'aura lu, mais c'est bel et bien le mien. Parce qu'il m'a mise dans un état permanent de ravissement, post-lecture. Je n'avais pas besoin de lire tout le livre sans le lâcher pour le savourer. Comme une tablette de chocolat si bon qu'on en déguste chaque morceau, l'un après l'autre, en prenant soin de la garder sur une semaine ou plus. Ainsi, la surprise du goût est toujours au rendez-vous et le plaisir intact jusqu'à la prochaine fois. Et je sais que je le relirai, je le dégusterai à nouveau, saisie par la surprise et la magie qui opère par ses mots simples, quasi enfantins, car le narrateur retombe dans un état proche de l'enfant qui vient de naître et doit tout apprendre. Et je rirai à nouveau de l'absurdité de certaines réflexions, qui semblent naïves dans la tête d'un adulte, mais le sont-elles dans la tête d'un enfant, finalement ? En un mot, je me laisserai reconquérir, et cueillir.

Je crois que je n'ai toujours pas expliqué pourquoi les romans d'Erlend Loe me touchent autant. Outre la magie si présente dans ses livres, c'est le changement, et le retour à zéro qui me font aimer cette lecture. Cette possibilité entrevue que rien n'est fixé, définitif, et que l'on peut changer. Les deux autres livres que j'ai lus de lui, Doppler, et Autant en emporte la femme, abordent cela aussi. Ce changement radical de vie, qui partent d'une volonté, non pas de fuite, mais de réadaptation à la personne qu'ils sont au moment où c'est nécessaire.

Voilà. J'ai mis le doigt dessus. C'est parce que ça me concerne en fait. Ma vie est dans un état où tout est plus ou moins imprévisible, et où ce projet de changement de vie, ce voyage, prend une place importante, voire centrale, même si ce n'est que temporaire. Et même si je ne sais pas où je vais, je sais que je fais le bon choix. Et ces livres me rappellent que, si plein de choses sont instables chez moi, un de mes buts (dans la vie donc) est sûr, je serai toujours prête à changer de vie, si cela devient nécessaire. J'ai trop d'exemples de gens autour de moi que je trouve aigris et chiants, tout simplement, parce qu'ils n'ont pas su saisir leur chance de changement au moment où elle se présentait à eux. Je ne deviendrai pas comme ça.

Et voilà comment j'ai réussi à parler de moi à travers la littérature. Mais, pour de vrai, Erlend Loe, lisez-en, c'est bien et ça fait du bien.

mardi 29 septembre 2009

Le temps qui reste


Je pourrais vous parler de cinéma, des années passées et de celle en cours, de littérature futile que j'ai lu cette dernière semaine, du temps qu'il me reste à passer en France avant mon départ pour Montréal et qui est rempli ou vide selon les moments...

Je pourrais vous parler de tout ça.

Je ne le ferai pas.

Le temps qui reste c'est celui avant que l'on dise au revoir. Celui des regrets et des non-dits. Mais aussi celui de la parole retrouvée, de ces choses que l'on apprend. Ces choses qui nous construisent, nous qui restons. C'est un temps que l'on doit partager, que l'on aimerait partager. Mais que l'on n'arrive pas toujours à trouver. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

On se contente alors de regrets, sans remords, parce que la culpabilité n'a pas sa place ici. Ces gens qu'on aurait voulu revoir avant qu'ils partent, n'osant pas faire le déplacement parce que ne les connaissant pas assez.

Celui qui est parti en a rejoint d'autres, de ceux qui disparaissent sans les au-revoir. Je ne peux pas encore les compter sur les doigts d'une main, mais ils sont là, présents dans ma tête, avec cette petite voix qui me dit : "Tu aurais dû, tu le savais pourtant."

Mais je ne le savais pas assez. Les vivants pensent toujours qu'ils auront encore le temps, le temps de voir cette personne avant de partir, d'aller boire un verre, de discuter et se retrouver. Et il se passe parfois plus d'un an avant qu'on prenne le temps de le faire. Mais pas de culpabilité, surtout, pas de culpabilité. Elle nous bouffe déjà assez au quotidien, sur les choses qu'on ne maîtrise pas forcément et qui blessent les autres, ceux que l'on prend le temps de voir.

Ce billet est un peu décousu mais il reflète mon état d'esprit du moment, entre l'envie de partir, l'envie de voir mes amis avant que nos contacts ne passent que par internet, et l'envie de me trouver moi, et d'être seule, un peu. Respirer et laisser aller. Essayer de ne pas être mon ombre parce que des choses me touchent alors que je ne veux pas les laisser m'atteindre.

Et puis rire un peu. Oui rire. Ça c'est vraiment bien.

vendredi 11 septembre 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #10

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

J'ai lu quelque part que, pour être dans les bonnes conditions pour lire ce livre, il faut avoir un thé et un muffin à portée de main. C'est exactement ça.

Pour faire court et vous parler de l'histoire sans trop en dire : 1946, Juliet est écrivain, elle vit à Londres. Dans cette année post-guerre elle cherche quel pourra être le sujet de son prochain roman, elle qui écrivait auparavant avec un ton humoristique pour faire ne serait-ce que sourire les gens pendant cette dure période. Par un heureux hasard de courrier et de circonstances, elle découvre l'existence du Cercle Littéraire des Amateurs de Tourtes aux Epluchures de Patates (eh oui tout ça) sur Guernesey, une des îles anglo-normandes. Elle décide alors de s'y rendre pour en apprendre plus sur ce cercle et ses participants.

C'est un livre qui se présente comme une suite de correspondances. Des lettres que les protagonistes s'écrivent. Ils en disent petit à petit un peu plus sur eux. On les découvre en même temps qu'eux, on partage leurs doutes et leurs pensées. Tout simplement comme si on lisait une suite de lettres, et l'histoire avance par ce biais.

Ces livres-correspondances ne sont pas si courant, et j'ai dû en lire une ou deux fois seulement, n'étant tout simplement pas fan du style. Mais ici c'est différent. Peut-être le contexte, l'histoire plus prenante que les dernières fois, cette période d'après-guerre qui m'était jusqu'alors inconnue... J'ai pris un grand plaisir à suivre cette jeune femme qui mène sa barque de façon non conventionnelle, qui veut vivre sa vie avec passion malgré les temps difficiles.

dimanche 30 août 2009

Happy nouille

Ce n'est pas moi... Ça aurait pu mais non.

C'est mon nouveau restaurant de nouilles chinoises préféré. Le chef fait les nouilles sous vos yeux avec une impressionnante dextérité.

Image de chez Chocolate and Zucchini

Deux tentatives, une fois au porc séché et l'autre au porc haché et miso. Miso comme chez les Japonais ? Non non non, ne vous faites pas avoir. D'ailleurs la serveuse prévient : "C'est épicé..." Et quand les serveuses chinoises disent ça, c'est plutôt vrai. Mais moi, warrior, je tente le coup. J'aime quand c'est épicé!.. Ça l'était, mais c'était bon aussi. Comme les premières que j'avais choisies. Un bouillon parfumé, des nouilles fondantes et plein de coriandre... Le tout vraiment pas cher. Et ils font à emporter. Du coup je sais que j'y retournerai, je prendrai une portion et ça me durera au moins deux repas vu comme c'est copieux.

Ah et l'adresse bien sûr :
Happy Nouilles
95 rue Beaubourg
75003 PARIS

lundi 10 août 2009

Une bien belle journée

7...8...9... Trois chiffres qui feraient presque une révolution.
07/08/09... Une jolie date pour s'engager. Un bon présage ? Souhaitons leur en tout cas.



Pour nous, les invités, ce fut une belle journée, une belle cérémonie, et une belle fête. Tout cela mêlé est assez rare, autant le souligner...

Et puis quand même, parce que tous les ans cette journée sera celle de ma Marionnette, je lui souhaite un bon anniversaire ici aussi... Puisse ton année être belle et comme tu la souhaites !

vendredi 17 juillet 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #9

Dans mes yeux, de Bastien Vivès

Ce que j'aime à mon anniversaire, c'est qu'on m'offre des livres. Les gens qui me connaissent savent que j'aime qu'on m'en offre et en général choisissent bien. Parmi ceux de cette année, il y a eu Dans mes yeux, de Bastien Vivès.

Je connaissais le blog du jeune homme, ça faisait longtemps que j'avais envie de lire Le goût du chlore, et que je ne l'avais pas fait. Alors quand j'ai eu le livre dans les mains, j'étais ravie. A peine les premières cases lues j'ai pu aussi savourer la référence que j'avais lue la veille (pour lire "le goût de l'iridium" il faut aller du côté "lire" du billet, sous le calendrier).

Vivès donc. Un trait épuré, des cases non définies, une lecture qui suit le point de vue du narrateur, de ses yeux donc. Ce qui est intéressant c'est qu'on ne l'entend pas lui, enfin on ne le lit pas. Quand la demoiselle lui parle on ne connaît pas ses réponses, on les devine. Ce qui fait qu'on s'attache ici à l'essentiel : les gestes trahis, les regards, l'extérieur des choses qui définit l'intérieur en quelque sorte. Ce qui est beau ici aussi c'est la rencontre, la découverte amoureuse. Tout en délicatesse.

Bien sûr, pour apprécier ce genre de BD, il faut avoir plongé un peu dedans, dans la bande dessinée "auteur" plus intimiste. Parce que l'histoire ici est facile à résumer... Un garçon rencontre une fille qui lui plaît, il la revoit. Rien de nouveau à l'horizon. Mais le procédé, lui, nous emmène là où on ne nous avait pas encore emmenés. Une belle découverte pour moi.

mardi 14 juillet 2009

Bal des pompiers et fraises à la chantilly.

Un long week end à ne rien faire. Enfin un long week end à partir de dimanche, parce que samedi c'est travail quand même.

Un week end à essayer de ne pas succomber à toutes ces tentations culinaires mises sur mon passage, j'ai tenu jusque lundi midi mais depuis hier soir... Je me laisse aller.

Un week end à essayer de penser à autre chose qu'au travail que je ne trouve pas, et que je n'ose plus chercher, de peur d'entendre encore des "désolée, on n'a pas de travail en ce moment"...

Un week end à fêter mon anniversaire, à avoir une bougie sur mes "non-gâteaux" et à souffler en faisant le même voeu.


Un week end à aller danser au bal des pompiers du 13 juillet en se demandant pourquoi on tenait absolument à y retourner et en rigolant et dansant malgré le questionnement et la canette de redbull qui me tombe sur la tête, en étant pleine, et ouverte, donc se renversant dans mes cheveux et mon décolleté... Bonjour l'odeur qui suit.

Un week end à se laisser bercer par le calme ambiant, par la présence de la famille, des parents, de la soeurette. Profiter des moments avec eux tout simplement. Et croire que la vie est un peu plus facile et douce ici.

Avoir peur d'y retourner.

N'être finalement qu'une petite fille.

Flûte, raté.

Il est 4h35 du matin, je suis rentrée il y a peu du bal des pompiers, et j'ai encore raté ce que je devais faire. A tout à l'heure!

lundi 13 juillet 2009

Retour vers le... tiens vers le quoi ? futur ? passé ? présent ?

Après presque un mois d'absence (ici, juste ici) je reviens. Je vous avais manqué un peu ?

Bon évidemment comme j'ai un agenda de ministre, je reviens cet après-midi, sinon ça serait trop simple.

jeudi 18 juin 2009

Dana Boulé

Je continue avec ma musique, puisque j'en écoute beaucoup quand je couds...



Elle s'appelle Dana Boulé, c'est une Américaine, de New-York, venue s'installer à Paris avec son mari. Elle a des chansons très variées. Certaines calmes qui vous emportent, et d'autres beaucoup plus pêchues. Et elle est très marrante en concert. Elle tient absolument à parler français ce qui peut donner des choses... intéressantes.

mercredi 17 juin 2009

April March

Aujourd'hui... April March. J'aime bien ça donne la pêche ça aussi ! Merci à celui qui m'a fait découvrir...
free music

lundi 15 juin 2009

Hoyaka suite

Je sais que je vais avoir besoin de courage pour cette semaine. J'ai donc repensé à cette chanson de 17 Hippies, Hoyaka suite, la partie Hoyaka tout court en fait.

Ça donne la pêche !

free music


Bonne nuit :)

samedi 13 juin 2009

Y'a des trucs...

Le rhum arrangé c'est bon. C'est même très bon.

Mais alors... Qu'est ce que ça peut être traître !

Je vous passe le nombre de corrections que j'ai dû faire rien que pour écrire ces 3 lignes...

vendredi 12 juin 2009

Frais et facile

En ce moment, j'essaie de manger des choses faites maison. Il en va de même pour le dessert. Un fruit. La banane revient facilement parce qu'elle a la texture pour. Mais pour quoi ?

Le milkshake. Mais attention. La version épurée du milkshake.

Plusieurs tests :
- banane et lait de riz : frais, léger, un petit goût derrière la banane, de riz dans doute... miam !
- banane et lait de soja : idem, un peu plus "costaud" que le lait de riz, mais bon aussi
- banane, pomme et lait de soja : ça marche moins, la pomme a une texture qui se prête moins aux milkshakes, mais bon, on finit quand même son verre
- banane, pêche et lait de soja : alors là, très bon, la pêche apporte une douceur supplémentaire
- banane, lait et épices indiennes : une excuse pour goûter mon mélange "milk massala" ramené d'Inde il y a longtemps, on sent bien le goût du milkshake de départ, mais avec, par-dessus, ce goût d'ailleurs... Le safran joue beaucoup. C'est étonnant d'ailleurs, on imagine souvent le safran en salé, mais là, c'est très bon.

Voilà. Pas de photo pour ça, le milkshake est toujours bu avant que j'y pense !

Ces histoires qu'on nous raconte #8

Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti


Pour poser l'histoire de départ, il suffit d'imaginer. Vous êtes tranquillement sur la tombe de votre mari, comme presque tout les jours. A côté d'une tombe grotesque et surchargée. De temps en temps vous croisez l'homme qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté. Un gars un peu rustre qui vient arranger les fleurs en même temps. Les mains pleines de terre. Une casquette affreuse. Et pourtant... Un sourire et la magie opère.

Voilà. Un livre pour raconter l'histoire de Benny et Désirée. Benny le paysan un peu plouc et Désirée la bibliothécaire cultivée un peu snob. Ils évoluent dans deux mondes différents et pourtant l'attraction est toujours là.

Cela pourrait ressembler à n'importe quel roman à l'eau de rose, mais ce n'est pas le cas. Une écriture franche et crue, simple et efficace. Pas de chichis là-dedans. S'il faut foncer la tête baissée, fonçons !

Et s'il faut lire ce livre... Lisons !

samedi 6 juin 2009

Jango Fairtrade, à suivre

Ce qui est chouette quand on est costumière, c'est que l'on a des copines qui sont de la partie, et d'autres qui créent leur marque de vêtements. Dans l'optique qu'elles ont toujours voulu suivre.

Une marque équitable par exemple. Qui s'appelle Jango Fairtrade. Avec une belle histoire de gens, de rencontre, mais les deux personnes qui en sont à l'origine, Joane et Pierre, sauraient mieux vous raconter que moi.

En attendant, les photos parlent d'elles-mêmes :

La robe Charleston en coton (elle est arrivée chez moi)

La Jupette et le top Dentelle (hum... chez moi aussi celui-ci)

La robe Dodo

Tous ces vêtements sont donc fabriqués selon le principe du commerce équitable, les prochaines collections devraient être en tissus biologiques, pour le coton au moins. Et les prix défient toute compétion : 40 euros pour la robe en coton, 28 euros pour le top en coton aussi, 3 euros pour un ruban fleuri à mettre dans les cheveux... Et d'autres prix encore bas que je ne connais pas parce que j'ai essayé d'être raisonnable.

Pour l'instant ces vêtements ne sont disponibles que dans des ventes privées, mais dès que j'entends parler d'un site, ou d'un dépôt dans une boutique, je vous donne plus d'infos.

Bonne fin de soirée !

vendredi 5 juin 2009

Bon appétit bien sûr !

Ne lisez pas ce billet si vous venez de manger.

En flânant au gré des blogs, je me suis retrouvée sur un site de cuisine, histoire de changer, issu d'un magazine du même nom : Gourmet.

Sur ce site un article attire mon oeil, moi en période "je fais attention à ce que je mange parce que j'ai dépassé un peu les bornes ces derniers temps" et là un sujet sur la malbouffe, un mouvement pro-malbouffe en fait.

La malbouffe j'aime, à doses mesurées, un kébab une fois dans l'année (autant qu'il soit bon) et macdo ou quick un peu plus souvent. Mais j'aime aussi bien manger... Fille de cuistot tu es, fille de cuistot tu resteras. Et bien manger amène souvent à une phase "je fais attention blablabla". Bref, comme dans la vie, en nourriture, on traverse des périodes.

Dans une autre période, certaines des images que j'ai trouvées ici, un lien donné dans l'article, m'auraient peut-être plu. Auraient réveillé mon côté malbouffe. Mais là non. Pas du tout. Je me demande simplement comment on peut ingurgiter des trucs pareils.

Regardez plutôt.

Ça c'est un "Hawaiian Meatloaf Sandwich"


Et ça une barquette de "In-N-Out Animal Style French Fries"


Ou encore le "Deep Fried Cheeseburger On-A-Stick"

Bref, le site s'appelle This is why you're fat, on comprend pourquoi. Les défenseurs de la malbouffe ont bien des partisans, des partisans qui comprennent le second degré même, avec un titre pareil. Rappelez moi dans quelque temps, je vous rejoindrai, je vais bien vivre au pays de la poutine après tout.

Mais là, c'est trop pour moi.

Edit de quelques minutes après : si vous allez plus loin dans le site... C'est pire après. Largement pire. Genre des trucs sucrés salés gras qui vous font vous dire "mais comment osent-ils faire des trucs pareils ???"

mercredi 3 juin 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #7

Je vais carrément tricher, vu que je ne me tiens pas du tout à ce que je m'étais fixé... A savoir, vous parler d'un livre tous les vendredis.

En soi, ce n'est pas grave, puisque je n'ai pas le rythme de lecture adéquat en ce moment, mais je tenais à vous faire partager celui que je viens de finir tout à l'heure, en rentrant chez moi en RER (plus pratique que le métro pour lire, malgré l'odeur).

Le sang du monde, de Catherine Clément

Ce livre est la suite du Voyage de Théo, de la même auteure. Je ne l'ai pas lu, je ne vous en parlerai donc pas, mais l'histoire y fait beaucoup écho. Rencontres de personnages introduits dans le premier livre, réflexions des personnages sur ce fameux "voyage".

Et un voyage ici, en voilà un. Théo, devenu médecin, et presque violemment écologiste, décide de parcourir le monde avec sa tante Marthe, à la fois pour la soigner, mais aussi pour alimenter un dossier qu'il prépare pour bénéficier d'une bourse pour l'environnement. A travers cette quête, d'informations, de soi, de l'amour aussi, se dessine un voyage initiatique. Où tout est en jeu. L'écologie, la protection de l'environnement, la disparition des ressources naturelles, l'avancée des déserts, la mer d'Aral qui n'est plus qu'un cimetière. Mais aussi les relations entre les peuples. Les points de vue de ceux qui se sont fait asservir, et qui se reconstruisent une identité propre, le point de vue de ces occidentaux qui essaient de remettre le monde un peu dans l'ordre, mais sans se rendre vraiment compte qu'en imposant leur façon de faire aux autres, ils les asservissent... Même si c'est "pour leur bien et celui de la planète".

Un livre riche, qu'il est parfois difficile de suivre. Qui donne envie d'en savoir un peu plus sur l'environnement et l'écologie, pour ne plus s'arrêter seulement à "éteindre les lumières quand on sort de la pièce" et "trier ses ordures". Mais aussi sur l'histoire de ces fameux peuples, au moment où ils se sont réaproprié leur identité. En Inde, dans le Nunavut.

Et des personnages attachants. Humains, bornés, énervants. Mais touchants. Et touchés, eux aussi.

vendredi 29 mai 2009

Un peu moins de sagesse

Finalement c'est plutôt petit. Toute l'humanité dans quatre dents. Un héritage de nos biens chers ancêtres. Ceux-là mêmes qui se nourrissaient de viande crue avant de connaître le feu. Qui chassaient pour pouvoir manger. Toute une histoire dans des dents qui ne sont même pas si grosses.

Pourtant, quand on se rappelle de nos vieux cours de primaire, les leçons de biologie, 28 dents pour les enfants, 32 pour les adultes, on les voit, les molaires du fond, celle qui poussent avec trois branches. Et là non. Une petite pointe. Toute cette douleur pour ça. Pour cet héritage que je n'ai pas choisi.

Finalement, ce n'est qu'une petite douleur. Une expérience de la douleur. Je ne m'en sors pas si mal. Une dent à la fois. Pour celle-ci deux points de suture, des fils dans la bouche. Des amis qui se marrent hier parce que je suis un peu hémiplégique de la bouche, à cause des anesthésiants. Une certaine difficulté à ouvrir la bouche pour manger. Et étrangement, ce qui m'a le plus déroutée : ne pas pouvoir faire "mmm" avec ma bouche après la pose du rouge-à-lèvres. Le fameux moment où on se frotte les lèvres pour répartir la couche uniformément. Et ce bleu sur la joue. Pas très voyant. Mais présent. Celui qui fait que ce soir je vais dormir la joue droite contre l'oreiller, et pas la gauche, qui en a l'habitude.

Et surtout. Je peux me lamenter... Sur la souffrance impossible qu'est l'arrachage d'une dent de sagesse. Je n'en rajoute jamais. Juste parfois un petit peu. Ou beaucoup. Dépend des gens. Après tout j'ai le droit. Il m'en reste encore deux à faire retirer. Et on m'a déjà dit qu'en bas ça faisait plus mal. Et mon dentiste m'a déjà fait peur en me disant qu'une des deux touchait un nerf. Alors j'ai le droit d'en rajouter, non ?

jeudi 28 mai 2009

En pointillés

Envie de raconter des choses, de vous donner la super recette de caviar d'aubergine que j'ai trouvé sur les vagues de la toile.

Et envie de rien. De ne pas parler, ne pas m'étaler parce qu'en ce moment ce n'est pas "l'éclate". De ne pas penser, de ne pas me chercher.

Pourtant il faut. Faire les choses que l'on doit. Avancer, toujours. Ne pas baisser la garde. Alors qu'on veut seulement se lover quelque part.

Ces fameuses contradictions.

lundi 11 mai 2009

Petit à petit...

Ce coup de gueule de Siro m'a fait réfléchir la semaine dernière. Cette histoire de chance. Et du coup mon commentaire à moi sur la volonté et les ruptures brutales pour avancer. Oui il faut tout lire parce que ce n'est pas le sujet ici. Pas de coup de gueule en vue.

Et la rupture brutale, je suis en plein dedans. L'approche de mes 26 ans joue aussi peut-être. L'âge ne m'effraie pas finalement, je vis plutôt bien le fait de grandir. Payer plus, ça me réjouit un peu moins par contre. Mais tout ça n'est pas une histoire de sous non plus, à mon niveau on gère toujours, comme on peut, mais on gère.

Non. C'est grandir. Ce week-end j'ai eu l'impression de grandir. Regarder les choses avec plus de détachement. Le départ qui se profile à l'horizon. Ce n'est pas lui que je regarde avec détachement, non, mes yeux sont fixés sur lui, ma tête aussi. Mais toutes ces petites choses insignifiantes. Matérielles. Cette chambre que j'ai connue depuis mon enfance et que je cède petit bout par petit bout. Que je me refusais à céder parce que, quelque part, j'avais peur de n'être plus chez moi chez mes parents à un moment. Mais finalement, quels que soient les changements, ma chambre sera toujours ma chambre, et il y aura toujours un "chez moi" qui m'attendra chez mes parents. Je ne sais pas pourquoi j'ai mis autant de temps à l'accepter.

Alors ce week-end j'ai trié, à petite échelle, dans ma chambre. Il me faudra y revenir car les punaises qui accrochent les vieux posters sont difficiles à enlever. J'y laisserai ma trace, mais si elle n'est plus là quand je reviendrai, pas grave, le lit sera là, m'attendra, la fenêtre n'aura pas bougé, et il y aura toujours ce petit bruit d'eau dans le radiateur...

Et dans ma vie doucement, je commence à trier aussi. Les choses essentielles et les autres. Mais ne faisons pas comme si j'arrivais complètement à me maîtriser côté shopping... Les choses que je dois faire. Celles que je fais. Ma liste interne. Celle des choses à faire avant le Canada. Les cases se cochent. Quelque part je suis fière de moi. Des choses avancent. Pas forcément dans le sens où je voudrais, mais elles quittent le stade stationnaire.

Toutes les choses qu'il me reste encore à faire ne sont pas forcément faciles, et tout ce changement à venir me fait vraiment peur en fait, mais petit à petit, par petits bouts, je dompte tout ça. Ça n'empêchera pas la peur de l'inconnu, mais au moins, ça m'aura aidé à me connaître un peu plus, et à me faire grandir.

J'ai beau parler de détachement au niveau matériel, et de tout ça, le jour où il faudra que je vide mon appart à Paris par contre... C'est vraiment une autre histoire. Mais pas pour tout de suite.

samedi 9 mai 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #6

Au menu en cette toute fin de vendredi (oui on est samedi mais pour moi c'est encore vendredi) :

Sacrées Sorcières, de Roald Dahl

Un des livres que j'ai le plus lu de ma vie. Peut-être plus d'une dizaine de fois. Je suis une inconditionnelle de Roald Dahl. En fait, pas une vraie de vraie, je n'ai pas lu tous ses livres. Un certain nombre, mais pas tous. Mais son univers est assez merveilleux. D'où peut-on imaginer que les vraies sorcières n'ont pas d'orteils ? Il invente aussi des pays où les géants boivent de la Framboisine et à la place de bulles qui iraient vers le haut dans cette boisson, elles iraient vers le bas pour vous faire péter et bondir quand vous la buvez.

C'est décalé, ça développe un imaginaire très fort, et c'est encore drôle chez les adultes (enfin les jeunes adultes, mais je sais déjà que ça passera des générations si j'ai des enfants un jour). Je n'ai découvert Charlie et la chocolaterie que très récemment, et lu en VO ça a quelque chose de magique aussi.

Mais revenons-en à Sacrées Sorcières. Ce livre, qu'a-t-il de plus finalement ? Ces personnages de contes et légendes, les sorcières, s'inscrivent dans la réalité, le quotidien. Elles sont caissières, travaillent dans une banque, sont institutrices même. Le mal est parmi nous. On ne peut pas les distinguer des autres femmes sauf si on a les indices nécessaires. Et surtout... Il faut les empêcher d'agir et d'exécuter leur plan diabolique...

Pour cette histoire, pour l'écriture de Roald Dahl et pour les dessins de Quentin Blake, il faut le lire, surtout si vous ne l'avez jamais fait. Mais ça s'applique aussi à ses autres livres !

vendredi 1 mai 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #5

Dans les temps aujourd'hui, le dernier livre que j'ai lu :

Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, de Haruki Murukami

Ces derniers temps je collectionnais les déceptions de lecture. Pas de mauvais livre non, mais rien de marquant non plus. Et il a fallu un petit livre pour me réconcilier avec le plaisir de la lecture, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, de Haruki Murukami.

C'est un roman simple. Une histoire simple. Un ressenti compliqué. Hajime, un homme qui a presque 40 ans recroise une femme, Shimamoto-san, qu'il a aimée quand elle n'était que sa petite voisine vers leurs 10 ans. A cette époque, elle l'a ouvert au monde, à la culture. Maintenant elle ressurgit et les sentiments de Hajime ne savent plus où aller... Son mariage va-t-il résister à un tel bouleversement ?

Cela pourrait ressembler à un résumé de Harlequin ou de n'importe quel roman à l'eau de rose, mais ça ne l'est pas. Il y a beaucoup de sensibilité dans cette (ces) histoire(s) d'amour. On suit cet homme qui se perd dans les méandres de ses pensées, de ses souvenirs, et qui ne sait quel chemin suivre. On se prend au jeu de ses questionnements. On revisite son passé et on comprend pourquoi cette femme, et pas une autre. Tout ceci dans une écriture épurée, évidente.

Une très belle surprise, qui rappelle par moment Le voyage dans le passé, de Sweig.

mercredi 29 avril 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #4

Au menu ce mercredi (avec plein de retard depuis la dernière mais vous ne m'en tiendrez pas rigueur):
Les saisons de la nuit, de Colum McCann

Je reste un peu dans l'esprit de la fiche de lecture précédente (#3) et sa misère humaine. Je vous avais déjà dit que j'aimais beaucoup Colum McCann, vu que Danseur fait partie des livres que j'emmènerai avec moi de l'autre côté de l'Atlantique.

Ici l'atmosphère est tout à fait différente. De Danseur je veux dire. Les milieux que l'on côtoie sont beaucoup plus pauvres, et McCann nous fait voir cette face cachée de New-York. L'histoire se situe dans deux époques différentes, une au début du XXeme siècle, elle voit naître le métro new-yorkais et on suit tous ces travailleurs des sous-sols qui triment sans relâche dans des conditions épouvantables pour un salaire de misère. Il y a un peu de Germinal là dedans.

En parallèle se construit une autre histoire, celle de Treefrog, un sans-abri qui vit dans les couloirs du métro new-yorkais, à la fin du même siècle. Le livre avance doucement dans ces deux directions, et on les suit sans savoir comment et pourquoi elles vont se croiser. On se pose la question sans pour autant être pressé que ça arrive.

McCann est ici, et comme toujours, un magnifique conteur, il plante le décor comme s'il l'avait toujours connu, vécu à l'intérieur même. Il côtoie ces peuples de l'ombre, et écrit sur eux sans complaisance, mais sans dureté non plus.

Ce livre nous emmène loin, alors qu'il ne va que quelques mètres sous terre...

Hors saison

Certes les beaux jours sont là (sauf aujourd'hui et hier et avant hier ça va de soi), mais en ce moment, une chose m'obsède : le Canada. Et un chose en plus de cela, le Canada, en novembre.

Mon dieu mondieupetitjésusbouddhaallah (ça vient de Un bonheur insoupçonnable, lisez le) comment vais-je survivre dans ce froid ? Mais oui, comment va-t-elle faire ? Et comment vais-je rester jolie dans ce froid ? Vous avez déjà vu des chaussures de neige vous ? Eh bien c'est moche. Oui je sais, la santé de mes pieds, et du reste de mon corps, parce que, tout le monde le sait, la mort s'attrape par les pieds. On vous l'a déjà dit non, le fameux "Tu vas attraper la mort" quand vous marchiez pieds nus, petits ?

Donc, moi et le Canada on a un problème. J'aime les chaussures, et lui veut tuer mes pieds à petit feu si je ne me chausse pas chaudement, ou alors, il veut tuer mon amour des chaussures si je le fais. Du coup, ma lubie du moment, enfin, de ce matin où j'ai eu cette révélation, c'est de regarder si je peux trouver des bottes de neige un peu jolies. Et en fait oui !
Là ce sont des Aigle, qui ont la bonne idée d'êtres bicolores, avec ce petit laçage dans le dos, j'approuve totalement. Et il y a cette paire avec le laçage devant :

Des Columbia cette fois, moins chères que les précédentes, plus fines, et un peu moins jolies aussi je trouve. Bref, pour l'instant, ce n'est que du repérage, et il y a fort à parier que de toute façon je les achèterai au Canada, mais bon, j'aime l'idée que je n'aurai pas des trop moches pieds une fois là-bas.

Par contre il me reste la délicate question du manteau...

dimanche 26 avril 2009

Calme et volupté

Ces périodes de travail intense se caractérisent toujours de la même façon chez moi... Problèmes d'organisation, stress de livraison, petits (ou pas) délais. Dans l'absolu je voudrai éviter tout cela. Mais. Mais. Ce n'est pas possible. Je n'y arrive pas. J'ai besoin de ce stress pour travailler, dans les derniers jours en tout cas.

Ce qui finit toujours par se solder par des nuits minuscules, pas blanches, ça je n'en suis pas capable, et, si tout va bien, la fameuse, et immense, satisfaction du travail fini. Et cette fois-ci une grande fierté. J'ai fait un travail magnifique. J'espère que la mariée ne se sera pas faite mouiller par les averses normandes aujourd'hui.

Du coup, après ces périodes-là, un grand besoin de décompression se fait sentir. Et là, oh joie, oh bonheur, je me rends compte que je peux retrouver ma vie ! Et ne rien faire ! Je retrouve mes amis, je rigole, je papote, je mange (pas mal, il faudrait que j'arrête), je grassemate, je sieste, je cinématographe, je lis, je mangalis, je bédélis aussi, je joue. D'ailleurs, ça faisait longtemps que je voulais m'acheter Okami, sur la wii, après avoir lu un billet dessus il y a un moment chez mon gourou des jeux.


Du coup je joue plus qu'un peu. C'est tellement beau et tellement prenant. Enfin l'essentiel dans tout ça, c'est que je ne me culpabilise pas en me disant "Tu as une journée chargée demain, vas te coucher." Et je vais me répéter mais ce jeu est très beau, on y évolue dans de vrais tableaux, les couleurs au coucher du soleil sont sublimes, et quand la nature reprend le dessus sur le mal, c'est magnifique. Et il y a de quoi bien s'occuper je pense.

Et aussi, pour me faire chouchouter, je suis allée me faire faire un soin du visage chez Shyraz. Mesdemoiselles qui me lisez, si vous avez envie qu'on prenne soin de vous et que vous n'êtes guère riches, un peu comme moi donc, dans cet institut ils font des happy hours ! Oui oui comme pour la bière dans certains bars ! Donc de 17 à 20h, du mardi au jeudi, on paie moitié prix sur un soin du visage ou un massage. Rien que le visage, ça m'a fait un bien fou, avec des massages, un gommage, un truc de pierres chaudes que je ne connaissais pas mais qui m'a plu... C'était juste ce qu'il me fallait. Par contre, il faut être lucide, quand on sort de là, on ne pense qu'à dormir. Chose que je n'ai pas faite, mais j'ai été si inactive que c'est tout comme.

Bref. Voilà. Glandouille, repos, rien. C'est bien non ?

Et je n'oublie pas la fiche de lecture du vendredi qui est déjà en retard d'un jour pour cette semaine et de 9 jours pour la semaine dernière, mais... Ces derniers temps. Ça va arriver. Vite.

mercredi 15 avril 2009

Quoi de mieux qu'un peu de poésie...

... dans ce monde de brutes ?

Il suffit parfois de peu. Une belle image. Un beau mot. Une belle musique. Et notre coeur se serre. La boule dans la gorge parce que cette musique nous renvoie des images inattendues, non définies.

C'est en écoutant la radio "Studio Ghibli" de Din que j'ai ressenti tout ça.

Le pouvoir des films de Miyazaki est assez incroyable. Sans doute sur beaucoup d'entre nous. De paysages, de mers, d'animaux, et d'humains, il arrive à faire des mondes proches mais lointains. Qui ne sont pas tout à fait dans notre époque. Légèrement avant. Ce temps où la radio était notre amie et où internet ne régissait pas nos vies.

Ce temps où la nature l'emportait. Même si justement le message est toujours là : l'homme qui détruit la nature, et certaines âmes fortes sont là pour nous remettre dans le droit chemin.

Ponyo sur la falaise est de ceux-là. Il n'y a peut-être que Kiki la petite sorcière qui ne porte ce message aussi démonstrativement parmi tous ses films (ceux que j'ai vu du moins).


Mais ça y est. J'ai vu le dernier Miyazaki. Une excuse pour échapper à mon travail et me resociabiliser. Et j'ai aimé. Peut-être moins que certains autres. Peut-être qu'il ne fera pas partie de mon "Top 3 Ghibli"... Et alors ? Qu'est-ce que ça change au fait de passer un bon moment devant un bon (voire très) bon film ? Les questionnements sont là, les choix, même faits par des enfants de 5 ans sont sensés et sensibles.

Il n'y a pas de grand méchant. "Juste" une catastrophe naturelle née de l'amour d'une petite fille pour un petit garçon, et une mer qui sait être terrifiante. La fameuse histoire de la Petite Sirène revisitée. Des musiques magiques, comme d'habitude en fait, et une dernière chanson entêtante mais rigolote...

free music


Un bon moment, un beau film... Ne vous privez pas !

lundi 13 avril 2009

Addict

Ça pourrait être les chaussures, les sacs... Bon ok ça l'est un peu. (beaucoup).

Mais c'est autre chose. Quelque chose que je n'attendais pas. Quelque chose loin de moi mais qui me fascine. Les tatouages !

Bon, en fait pas tout à fait. Les décalcomanies. C'est beaucoup moins impressionnant du coup. Mais j'adore en mettre dans mon décolleté, c'est comme un bijou de peau. Et en plus ça joue vraiment bien avec mon collier...

Et le gros avantage, c'est que, comme le vernis, on frotte un peu et ça s'en va... On peut le changer régulièrement. Et ça a un côté un peu "bad gal" qui n'est pas pour me déplaire...

free music

vendredi 10 avril 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #3

Pour cette semaine :
Les âmes perdues, de Michael Collins

Si vous aimez ces romans perdus dans le fin fond des Etats-Unis, ces histoires un peu sordides, sans que pour autant l'écriture le soit, ces personnages perdus eux-aussi, ces fameuses "âmes perdues", ce livre est fait pour vous. Sinon, passez votre chemin.

J'ai lu ce livre il y a quelques années, mais j'en garde un excellent souvenir. L'histoire n'est peut-être pas très gaie : une petite fille est retrouvée morte le soir de Halloween après avoir été renversée par une voiture, et un inspecteur qui traverse une période difficile vient enquêter sur sa mort. Mais l'écriture est exactement comme je l'aime : précise, incisive, sans fioriture. Une de celles qui rend vraiment compte de ces atmosphères un peu glauques sans pour autant que ça repousse le lecteur, non, on est dedans.

Cependant, il faut se rendre compte que ce livre, aussi bien écrit soit-il, il ne parle pas que de cette enquête. Il s'attache aussi à décrire la misère au quotidien : la misère affective de ces gens qui ont été abandonnés par ceux qu'ils aiment, la misère de ces petites villes du Middle West qui n'ont que leur équipe de football pour se raccrocher à l'espoir de se sortir de leur immobilisme.

Bref, après s'être (re)plongé dans l'enfance, vous pouvez maintenant vous plonger dans les affres de la misère au quotidien, mais par le biais d'une belle écriture et d'un certain dépaysement, car les petites villes paumées de là-bas ne sont pas celles d'ici.

jeudi 9 avril 2009

Deux ans

Le blog de Mashenka fête son anniversaire. Elle a donc écrit un billet-bilan de bloguiversaire. Et en commentant chez elle, je me suis demandée depuis combien de temps j'avais ce blog. Eh bien ça fait deux ans.

Deux ans.

Étrangement, ces deux ans, bien que remplis, ne me le semblent pas tant que ça. Ça doit être à cause du travail. En avril 2007, le 2 donc, quand j'ai commencé ce blog (je ne suis presque pas en retard), j'avais mon diplôme de costumière en poche depuis quelques mois. J'avais cherché du travail en tant que costumière, je cherchais du travail, mais je ne trouvais pas. Manque d'expérience, de persévérance peut-être. Peur certainement.

Du coup je me suis retrouvée... Allons-y pour l'énumération :
- habilleuse chez Disney... drôle d'expérience, debout toute la journée, boulot ingrat, et pourtant, il faut l'admettre, je me suis amusée, ben oui, j'étais à Disneyland quoi ! (mais en fait ça date de février avant mon blog)
- serveuse pour mon père, en extra, boulot que je continue à faire parfois, et la période pleine reprend, à moi la jupe noire et le chemisier blanc !
- hôtesse d'accueil au Pavillon Elysée Lenôtre, un endroit chic et sympa mais pas sympa en fait. Mais sympa quand même. Enfin des gentils collègues, une méchante chef qui a été virée parce qu'elle était méchante justement, et des gentils cuistots à qui je servais de cobaye quand il fallait goûter la tarte au chocolat infusé à la menthe, ou encore les macarons au foie gras. Mais bon, j'étais hôtesse, et, il ne faut pas se leurrer, y'a rien de plus emmerdant. Ah si, être extra pour faire juste le vestiaire toute une soirée.
- serveuse en extra chez Lenôtre aussi, mieux payé, et plus actif qu'être hôtesse. Mais bon, un temps, apporter des assiettes aux gens et essuyer des verres, ça va.
- mannequin cabine chez René Derhy. Alors là, un roman. Mais bon, on va se contenter de retenir que j'ai des épaules de catcheuse et le haut des bras grassouillets. Et que je suis partie en Inde. Ce qui est l'essentiel en fait.

Et puis un jour, quand je n'y croyais plus et que ma maman commençait à me demander... "Et si jamais ça ne marche pas le costume ?" Ce qui ne manquait pas de me faire pleurer à chaque fois. Surtout que je ne voyais pas ce que je pouvais faire d'autre.

Un signe. La Comédie Française m'a appellée. C'était il y a un peu plus d'un an. J'ai travaillé chez les tailleurs. Vous connaissez l'histoire. Et puis dans un autre atelier, où la boss me prenait un peu (beaucoup) pour sa tête de turc. Puis un autre, où j'ai découvert le monde des strass et des paillettes. Puis récemment, un autre, à Strasbourg, à l'opéra. Et tout ça c'est chouette. Mais je réalise aujourd'hui que je ne pourrai pas travailler toute ma vie dans les ateliers, parce que je ne veux pas devenir comme ça. Comme ces gens qui y sont depuis toutes ces années et qui sont aigris sur tout. Que faire après alors ? Je ne sais pas, j'aime trop le costume, mais je crois qu'un jour je devrai me donner les moyens d'être créatrice de costume, déco comme on dit dans le milieu.

Voilà côté travail. Sinon, en deux ans, je suis allée très souvent chez le coiffeur. Parfois juste pour raffraîchir la coupe. Parfois... Pour changer de tête. Voilà comment j'ai doucement éclairci. Et puis un jour j'ai radicalement éclairci. Je suis passée du côté obscure du platine. Ce qui est drôle, c'est que je ne me sens ni bimbo ni Marilyn. Juste moi.

Cette photo prise au Maroc, qui rend parfaitement hommage à mes cheveux assortis à mon épiderme va donc me permettre de passer au point suivant... Les voyages. Eh bien je suis partie en deux ans. En Allemagne, en Chine, en Inde, au Maroc. Ces trois destinations en un an complet en fait. Et j'ai découvert des choses magnifiques, des cultures loin de moi (pour les 3 derniers pays) et loin entre elles aussi. A chaque fois un choc. Mais le plus traumatisant aura été l'Inde. Tous les gens qui sont allés en Inde vous le diront : la misère vous fout une claque. Mais, aussi préparés psychologiquement que vous soyez, vous ne pouvez pas vous en rendre compte tant que vous n'y êtes pas.

Un petit bout du temple du Ciel, à Pékin, voyage qui fut vraiment magnifique... Et qui donne envie de retourner en Chine, malgré la politique chinoise, les Chinois bizarres, bref :)

Hum. Et ces deux ans. Des garçons ? Oui. Non. Des auxquels j'ai échappé, des qui m'ont échappé. La vie quoi.

Et moi qui ne me pose pas. Intermittente ou serveuse en extra même combat. Pas de boulot fixe. Pour couronner le tout je pars à la fin de l'année. Mais ça c'est la vraie bonne nouvelle. Un projet solide, ancré, ce voyage au Canada. Une envie profonde, une croix de plus sur la liste des choses que je veux absolument faire dans la vie (la case vivre à Strasbourg ayant été cochée il y a quelques années, et celle, être comédienne se cochant en pointillés en ce moment). Un beau voyage en préparatif mais qui me fait peur. Parce que, une fois que je serai là bas, quelle sera ma vie ? Une question trop profonde pour ce soir...

Mais ce blog est un petit aperçu de moi, et, comme pour ceux de beaucoup d'entre vous, il dévoile ce que je veux bien dévoiler. Mais en tout cas il m'a permis de faire de belles rencontres, surtout grâce à un blog catalyseur de rencontres (une fille catalyseuse de rencontres...). D'ailleurs, à la base, c'est elle qui m'a donné envie de faire mon blog. Celui-là, pas celui des créations que j'ai complètement abandonné et que j'aimerais reprendre en main.

Non, celui-ci. Ce blog de bla-bla qui devait parler de chaussures... Ce qui me fait d'ailleurs penser que vous n'avez jamais vu mes bottes argentées par ici... Il serait temps que je m'occupe des choses sérieuses. Mais je vais quand même en profiter pour vous glisser une photo d'un truc que j'ai adoré faire, c'était pour la soirée de départ d'une demoiselle qui est au Japon maintenant...

Tadam :
J'espère qu'on la voit encore un peu... J'avais une tête de mort rose sur la poitrine !

Bon ben c'est pas tout ça mais il faudrait que je la finisse cette note.

Deux ans. J'ai changé mais je suis restée la même. (ahah on dirait je sais plus quelle chanson). Et j'ai accompli des choses, à mon sens, mais j'ai encore sacrément du boulot.

Et ce blog a changé, mais pour le coup, il changera encore lui...

mardi 7 avril 2009

Top secret

Attention. Je vais vous écrire ici l'un des plus grands secrets des costumières.

Qui aurait finalement besoin d'être connu du plus grand nombre, parce que, ça peut arriver à tout le monde.

Le topo : vous vous piquez, vous saignez. Vous faites une tâche sur la magnifique robe de mariée que vous êtes en train de faire. Là, c'est le drame.

Non ! Pas de panique ! Le grand secret des costumières arrive là : "Ta salive nettoie ton sang". Vous faites donc une petite boulette de fil, blanc de préférence, vous l'humectez de salive, et vous tapotez la tâche. Et le miracle, c'est que ça marche ! Sauf si bien sûr vous venez de vous taillader à coups de ciseaux et d'épingles, là le truc le plus conseillé, c'est d'aller chez le médecin...

En espérant vous avoir été utile...

lundi 6 avril 2009

Monsieur Desproges

Il y a des choses comme ça, le matin, ça te fait rire et tu as envie de les partager. Pour moi ce matin c'est ça :

La Belle histoire du crapaud-boudin

À trente ans, Ophélie Labourette supplantait dans la hideur et la disgrâce les culs de cynocéphales les plus tourmentés. Elle était intensément laide de visage et de corps, et le plus naturellement du monde, c'est-à-dire sans que jamais le moindre camion ne l'eût emboutie, ni qu'un seul virus à séquelles déformantes n'y creusât jamais ses ravages. Elle était vilaine par la grâce de Dieu, marquée à vie au saut de l'utérus.

Jaillissant de sa tête en poire cloutée de deux globules aux paupières à peine ouvrables, elle imposait un pif grumeleux, patatoïde et rouge vomi, qu'un duvet noir d'adolescent ingrat séparait d'une fente imprécise qui pouvait faire illusion et passer pour une bouche aux moments de clapoter.
Autour de ce masque immettable, elle entretenait toute une chignonnerie de poils à balai de crin qui se hérissaient sur les tempes au temps chaud pour cacher en vain les pavillons de détresse de ses oreilles boursouflées dont seule la couleur, identique à celle du nez, apportait un semblant d'harmonie, au demeurant regrettable, à cette informité.

Le corps était, si l'on peut dire, à l'avenant. Court et trapu, sottement cylindrique, sans hanches ni taille, ni seins, ni fesses. Une histoire ratée, sans aucun rebondissement. De ce tronc morne s'étiraient quatre branches maigrelettes, précocement parcheminées et flasques, endeuillées par endroits d'un pelage incertain. Les membres inférieurs, plus particulièrement, insultaient le regard. N'était leur position dans l'espace (l'une au-dessus de l'autre) rien ne permettait de discerner la jambe de la cuisse. L'une et l'autre, affûtées dans le même moule à bâtons, s'articulaient au milieu par la protubérance insolite d'un galet rotulien trop saillant. Un trait, un point, un trait, c'étaient des jambes de morse. Moins affriolantes que bien des prothèses. Avec, pour seul point commun avec les jambes des femmes, une certaine aptitude à la marche.


La Providence, dans un de ces élans sournois de sa méchanceté gratuite qui l'incite à faire éclore les plus belles roses sur les plus écœurants fumiers, avait cru bon d'égarer, au milieu de toute cette bassesse, une perle rare d'une éclatante beauté. Ophélie Labourette avait une voix magnifique. Déjà, quand elle parlait, il s'en évadait des sons surprenants, veloutés dans l'aigu, claquant dans les graves, une voix qui portait loin sans qu'elle eût jamais à la pousser et qui, même assourdie pour les confidences, écrasait superbement alentour les plus égosillés caquetages, réduisant les plus amples tonitruances viriles en braiments aphones. Quand elle chantait, le rossignol, confus, s'éteignait. Son chant brisait les autres chants. Près de lui, les chœurs de basses devenaient aboiements polyphoniques, et les voix cristallines, filets de vinaigre.


Si Ophélie Labourette était née très sotte, ou aveugle, un jury particulièrement doué de mansuétude aurait pu accorder à Dieu des circonstances atténuantes que Lui-même, dans l'arrogant égocentrisme de son infinie sagesse, refusa naguère au docteur Frankenstein. Mais Dieu est un salaud. Fignoleur dans le sadisme comme peu de bourreaux des camps, il avait imaginé de doter sa créature d'une âme d'artiste sensible et raffinée que soutenait un esprit vif et brillant. Enfin, content de lui comme un grand chef pâtissier au moment de poser l'ultime cerise rouge au sommet de la pièce montée, Dieu avait mis au cœur d'Ophélie Labourette une petite perle, brillante et noire, indestructible, irradiant sans fin, de ce corps grotesque, la douleur crissante et pointue d'une inextinguible jalousie.


Bref, et pour tout dire, cette immondice sur pattes comme peu de poètes sensible à la beauté des choses et à l'harmonie des formes, se mourait de haine pour tout ce qu'elle aimait, et vivait dans l'espoir exécrable du pourrissement des anges.
Un jour de rouge automne, alors qu'elle cachait ses détresses au fond d'une forêt noire, Ophélie Labourette rencontra dans un sentier caillouteux un gros crapaud dégueulasse qui coassait par là.

- Vous semblez bien triste, mademoiselle, lui dit-il.
- C'est que je suis épouvantable, monsieur le crapaud. Je donnerais tout au monde pour quitter ce corps contrefait et cette tête repoussante et me changer de peau.
- Je peux quelque chose pour vous, dit encore le crapaud. Figurez-vous que je suis une fée ravissante victime du mauvais sort sur moi jeté par la fée Ladurasse. Seul un baiser sur mon dos pustuleux pourra me rendre mon apparence première. Si vous me donnez ce baiser, mademoiselle, j'exaucerai votre vœu.


Aguerrie à tous les écœurements - elle se voyait dans la glace tous les jours -, Ophélie Labourette n'hésita pas un instant. Elle porta le crapaud à sa bouche et lui baisa le dos.
Aussitôt, le batracien se fit fée, superbe, avec des traits diaphanes, des grâces de ballerine et une baguette étoilée dont elle toucha l'épaule d'Ophélie Labourette en disant:
- Abracadabra. J'ordonne que cette femme quitte ce corps contrefait et cette tête repoussante et qu'elle change de peau.

C'est ainsi qu'Ophélie Labourette se retrouva d'un coup métamorphosée en crapaud.

free music



Pierre Desproges, Chroniques de la haine ordinaire vol. 2

vendredi 3 avril 2009

Ces histoires qu'on nous raconte #2

Cette semaine :

La triste fin du petit enfant huître et autres histoires, de Tim Burton


Voici un livre que j'ai lu, relu et que je relirai encore. Un nombre incalculable de fois cela va sans dire. Déjà parce qu'il est court, ensuite parce qu'il a des images (ce que j'aime, rappelez vous #1) et qu'il est magique, tout simplement.

Un extrait :
The Girl with Many Eyes

One day in the park
I had quite a surprise.
I met a girl
who had many eyes.

She was really quite pretty
(and also quite shocking!)
and I noticed she had a mouth,
so we ended up talking.

We talked about flowers,
and her poetry classes,
and the problems she'd have
if she ever wore glasses.

It's great to now a girl
who has so many eyes,
but you really get wet
when she breaks down and cries.

Des personnages étranges et poétiques. Décalés. Complètement hors normes même. Des dessins dont les traits accompagnent parfaitement les personnages. Quelque chose de doux et délicat, mais en même temps qui assume ses étrangetés. Du Burton pur. On aime ou pas.

Je suis moi-même très sensible à cet univers encore enfantin, où l'on s'attache aux personnages et à leurs histoires. Ce petit livre d'une centaine de pages se lit et se relit encore et encore. Un peu comme on relirait son Petit Prince une fois tous les 2 ans, pour voir ce que nous apporte la nouvelle lecture, et se plonger encore, avec délectation, dans les rêveries enfantines.

Dans le même registre de nos madeleines, on retrouve Roald Dahl, avec ses Sacrées Sorcières, son Bon Gros Géant, Charlie et la Chocolaterie... Et des illustrations de Quentin Blake très chouettes !

Bouge tes fesses

Et aujourd'hui, pour la pêche...



Comme ça je peux me motiver encore pour bosser !

Parce que c'est là tout de suite maintenant

Parce que j'ai un coup de stress, parce que ça va être l'heure de dormir, parce que je veux me changer les idées, parce que j'ai acheté des oranges tout à l'heure, que j'en ai mangé une au goûter et que j'ai les mains qui sentent bon, parce que finalement j'ai pas besoin de raison. 

Cette chanson qu'un amoureux du collège m'avait faite découvrir :


Bonne nuit !

Ah et désolée pour la pseudo vidéo de YouTube, mais mettre juste une chanson de Deezer j'y arrive plus... Alors si quelqu'un connaît le pourquoi du comment...

mercredi 1 avril 2009

Un peu, juste un peu

Une angoisse sourde, le ventre qui se sert, les noeuds.

Quelques pas, quelques pensées. On range ça derrière. Pas le temps pour ça ce soir.

mardi 31 mars 2009

Du shampoing solide ?

Un petit article lu ici, et une meilleure amie de passage qui veut découvrir parce qu'elle sait qu'il y a des boutiques Lush à Paris... Il n'en faut pas plus pour me convaincre de tester moi aussi. Après tout c'est étrange là-bas, ils font des shampooings solides, je dois bien me faire une idée sur cette méthode économique et écologique.
Ils font aussi des savons à la coupe, on dirait des gâteaux, des flans, et tout ça sent très bon. Mais forcément, le plus intrigant reste les shampooings solides. Celui de la photo au-dessus s'appelle Karma Koma, il sent très bon, l'odeur se diffuse même hors de ma salle de bain et atteint mon lit, chose très agréable quand je lis... Bon certes la distance n'est pas énorme, mais quand même... Et pour avoir la peau douce : 

Il s'appelle Ipanema, c'est un savon exfoliant au sable et aux agrumes... Il m'en faudrait quand même un deuxième, parce que faire des gommages tous les jours, ça ne doit pas être trop conseillé ! 

En tout cas je suis contente d'avoir l'occasion d'essayer. Finalement le shampooing n'est pas trop dépaysant, il mousse bien, il sent bon et en plus il a une couleur rigolote. Moi j'aime le vert et les jolies choses dans ma salle de bain, du coup, je suis gâtée ! La prochaine fois j'essaierai le jaune, le 2-en-1... 

Un peu de bruit

Pour qu'ici me ressemble un peu plus, de la musique par la droite (et un truc parlé de Pierre Desproges parce que ce monsieur est génial enfin était et que je ne l'ai découvert que le mois dernier... y'a des trucs comme ça). 

Des trucs qui me donnent ou pas envie de me bouger les fesses, parfois de pleurer et aussi de rire. Si vous traversez toutes ces émotions à son écoute, chapeau !

lundi 30 mars 2009

Une histoire d'obsession

Merci les gentilles vendeuses qui se cassent la tête (pour rester polie) et qui cherchent vraiment à faire plaisir aux clientes...

Il y a un mois et demi peut-être, je suis passée devant mon nouveau sac de rêve, un sac Accessoire Diffusion, bleu électrique (le fait qu'il soit électrique est très important dans cette histoire). A Strasbourg. Et un peu dans la dèche. Moi, je me disais que ce n'était pas grave, que j'allais le retrouver à Paris sans difficulté aucune. Que neni. 

Je suis allée dans une boutique de cette marque. Et là, la vendeuse, gentille donc, essaie de trouver le sac dont je lui ai fait la description. Mais elle ne voit pas. Il faut que je vous précise que les sacs de la nouvelle collection sont bleu roi. Elle réfléchit, cherche, mais non. Y'a pas.

Moi un peu dépitée, je me dis, tant pis, je retrouverai peut être dans une autre boutique. Et aujourd'hui, au Printemps (quel bol je n'y mets jamais les pieds) je retombe sur cette gentille vendeuse qui ne m'avait pas oubliée, qui avait réfléchi, mais qui ne voyait toujours pas. Et elle me demande le prix de ce fameux sac, et vu le faible prix par rapport à ceux de la marque (mais bon, pas donné quand même) elle a une illumination et me dit "c'est le bleu électrique de la collection hiver". Elle part le chercher au stock, elle allait le renvoyer au siège, comme les invendus donc. Et elle me le fait à ce fameux petit prix, prix soldes en fait.

Et je l'ai. Mon sac obsession absolument déraisonnable en ces temps où je devrais économiser pour un voyage pas si lointain. Mais bon, il me faudra bien un beau sac au Canada aussi, non ? Et puis heureusement qu'elle l'a retrouvé aussi, parce que je commençais à me dire que j'étais une sorte de Jeanne d'Arc, sans les voix, mais avec les hallucinations...

La bête :