mercredi 30 juillet 2008

Valse avec Bachir


Des yeux fous et des mâchoires ouvertes.

C'est sur cette image que s'ouvre Valse avec Bachir, de Ari Folman. Violence à l'état pur. Des chiens, 26 pour être exacte, foncent en direction d'une maison. Prêts à tuer. Mais ce n'est qu'un rêve, et le narrateur du rêve se retrouve en face du réalisateur du film. Lui expliquant que ces 26 chiens sont ceux qu'il a tués pendant la guerre du Liban. Et il lui demande s'il se souvient de la guerre. De sa guerre à lui.

Et rien. Pas un souvenir. Pas une image.

Ce film est la concrétisation d'une quête. Une quête de souvenirs. D'Histoire. D'images du massacre qui a eu lieu à Beyrouth après la mort de Bachir Gemayel, qui venait d'être nommé président. Un style graphique déterminant pour le déroulement de l'histoire. Quelque chose qui nous rappelle ces BD polards, et ces films noirs également. Quelque chose du jeu vidéo aussi.

Justesse du ton. Poignant. Déchirant. Poétique. Il faut voir ce film. Il FAUT voir ce film. Pour l'Histoire et la culture, pour le bouleversement qui en découle. Et il ne faut pas avoir peur d'affronter ses démons.

2 commentaires:

doc a dit…

Vu... et "ouch".

Mais adoré, soit dit en passant.

Banancosmic a dit…

oui je sais... mais c'est bien que tu l'aies vu ^^