vendredi 25 janvier 2008

Quand on va voir Persépolis

Pour moi, Persépolis, à l'origine, c'était ça :

Une bande dessinée incroyable, avec un style personnel tellement développé qu'on se prend au jeu, qu'on est aussi sous les bombes, le voile, en pleine révolution, puberté, et j'en passe. La lecture déjà m'avait bouleversée. Et pourtant je n'avais pas lu tous les tomes. Il me manquait le dernier. Mais ça avait suffi pour me convaincre.

Alors, quand le film est sorti, bien sûr j'ai eu envie d'aller le voir, bien sûr j'ai eu de très bons échos, mais tous ceux qui m'en parlaient n'avaient, en majorité, pas lu la bande dessinée. Alors j'étais, non pas sceptique, mais méfiante. Vous savez, comme quand un livre que vous avez adoré est adapté. Là évidemment c'était différent, puisque c'était justement Marjane Satrapi qui tenait les rennes du film. Mais. Il y avait toujours un mais pour m'empêcher de le voir.

-"Pas toute seule"
-"Suis trop occupée"
-"Risque d'être déçue"
-"Ah mais c'est la voix de Catherine Deneuve, elle est pas un peu hautaine?"
- etc.

Mais j'avais quand même vraiment envie de le voir. Le paradoxe féminin me direz-vous... Tttt. Du coup je l'ai loupé, moi et mes excuses bidons nous avons été bien punies...

Heureusement, le festival télérama est passé par là, et j'ai pu aller voir le film mercredi soir. Je n'avais juste pas prévu que, avec ma carte UGC, je ne pouvais pas prendre ma place. J'ai du payer pour aller le voir. Bon ok, 3 €, mais si je mettais bout à bout tous les films que je voulais aller voir, autant payer un deuxième abonnement... Bref, je me suis résignée, je n'allais quand même pas m'arrêter à ça pour un film que tout le monde me disait génial, et j'y suis allée.

Et là, j'ai vu ça :

De la COULEUR ! Dans Persépolis ! En fait, ça ne m'a pas déplu, au contraire, je n'ai pas été déçue par l'adaptation, au contraire, le livre et le film peuvent vraiment être pris à part entière, même s'ils font partie d'un même tout. Tout m'a plu, l'atmosphère, l'humour (déjà très présent dans la bande dessinée), les voix, le déroulement de l'histoire, les montages, la façon dont les décors se fondent dans les gris noirs... Parce que la couleur n'est pas vraiment présente en fait, elle est plus un indice temporel. Et les gris sont tellement beaux et sensibles.

Ce côté un peu passé mais complètement actuel m'a plu également. J'ai été conquise, touchée, j'ai même presque pleuré. Et je suis sortie avec cette reprise de "Eye of the tiger" dans la tête. Elle est toujours là.

Demain je vous parle de No Country for old men, des Frères Coen, que j'ai vu ce soir...

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

désolé d'apparaître en anonyme mais je n'ai pas de compte blogger ni rien de tout ce qu'on me demande pour laisser un commentaire normal.

Je découvre tout juste ce blog (merci google)et je voulais juste dire que vous écrivez drôlement bien.

Je n'ai pas vu ni lu "Persepolis" (honte à moi) mais je viens de voir "No country for old man".
j'attends donc avec impatience votre avis sur le sujet

Cordialement

djelly

Banancosmic a dit…

Djelly > Pas de honte à avoir pour ne pas avoir vu "Persépolis", la preuve, j'ai attendu 7 mois pour le voir, et puis il passe encore dans les salles qui participent au festival télérama. En tout cas merci beaucoup pour tout ce que vous dites, j'espère que vous repasserez... Parce que "No country for old men", ça vaut le coup!

Anonyme a dit…

Merci beaucoup pour l'invitation à repasser. Je reviendrai pour la critique du film des frères Coen alors.
D'autant plus que nous avons au moins un point commun, je suis aussi fan de Milk & fruit juice.
Bonne soirée.

djelly

doc a dit…

Ah oui, je me suis dit en voyant la bande annonce qu'il fallait que je trouve cette version de "eye of the tiger"... :D

Banancosmic a dit…

Doc > C'est Chiara Mastroianni qui chante! Mais tu as vu le film?

doc a dit…

Non.
Mais je DOIS trouver cette version de Eye of the tiger.
Ce qui m'empêchera pas de voir le film :p