mercredi 23 mai 2007

Tartes flambées, cigognes et petite cousine

Il est des voyages comme des histoires. Certains sont simples et en lignes droites. D'autres sonnent comme des retrouvailles. Avec des gens perdus de vue depuis des années, de la famille qui plus est. Et puis avec un pays, et des racines. Cette sensation d'appartenir à un endroit.

L'Alsace. On peut se moquer des alsaciens. De ces français de l'intérieur. On ne va pas se priver d'ailleurs! Riche de ses jackies magnifiques aux voitures tunées qu'on repère à dix kilomètres, ou de ses alsaciens pur beurre (ou pomme de terre) qui parlent avec un accent à couper au couteau, de son patois qui mélange l'allemand au français en plaçant des mots en "vrai" français au milieu de ce charabia, de son humour potache qui ne vole pas plus haut que le tuyaux d'échappement des voitures suscitées... Riche aussi de sa cuisine qui décline la pomme de terre de 365 façons (gratins de pommes de terre aux macaronis par exemple...).

Mais riche aussi de ses paysages, de ses maisons à colombages, de ses villages colorés, de sa neige l'hiver, de son soleil l'été, de son marché de Noël, de ses bredles, de ses travaux manuels, de ses grands-mères qui tiennent la maison.

Voilà. Je suis une inconditionnelle de l'Alsace je crois. Car dans toutes les richesses que j'ai citées plus haut, de celles qui font rire comme les autres, plus terre à terre, il n'y en a pas une que je n'enlèverais. Elles font toutes partie de l'Alsace que j'aime. Et puis je pourrais rajouter les souvenirs d'enfance, les mytilles, les balades en forêt, les miradors, les ballots de paille, le début des études et de l'indépendance...

Et donc ce week end, j'y suis retournée, pour une grande réunion de famille, avec des gens que je ne connaissais même pas, et d'autres que je n'avais pas vus depuis des années.

Nous avons profité de ce week end pour nous promener dans des petits villages alsaciens, et voilà sur quoi on tombe quand on fait un tour vers Uhrwiller ou Kindwiller, je ne sais plus...




Je suis tombée amoureuse de cette maison... Digne du conte de Hansel et Gretel non?

Et puis en week end en Alsace, il y a forcément Strasbourg et sa petite France, les caneaux, le monde, les étrangers, les glaces de chez Franchi (miam!), d'autres maisons à colombages, une dame qui fabrique des costumes traditionnels qu'il faut aller voir et qui ne prend plus personne en stage, le pont couvert...


Enfin se retrouver dans un musée du train, avec des modèles réduits à 1/10 ou 1/8. Et un vieux monsieur qui a passé toute sa vie à les contruire. Il y en a là plus d'une trentaine, peut-être même quarante ou cinquante. Et, si on ne s'intéresse pas au train en général, on s'y intéresse cette fois-ci, parce qu'on sait que tout a été fait à la main. Et puis, avec des explications, en alsacien certes, c'est mieux.

Et si vous êtes venus jusqu'au bout, je vous tire mon chapeau parce que je ne sais plus vraiment ce que j'écris, mais c'était un bon week end au bout du compte.

2 commentaires:

marie a dit…

Bel hommage, en mots et en photos, à l'Alsace !
Que ça donne envie de (re)découvrir.
C'est juste un tout petit peu trop loin de Paris (et trop cher) en train, à mon goût...
Mais on ira.

Banancosmic a dit…

Merci Marie! En tout cas c'est vrai que ça vaut le détour. Moi si je pouvais y aller tous les week ends, ou au moins 1 fois par mois, je ne me priverais pas! Mais comme tu le dis... C'est cher...