jeudi 6 décembre 2007

Quand on a eu peur

Des jours que je pense à écrire, parler de mes nouveaux engins de torture, mais ils attendront un peu. Parce que ce soir, j'ai eu peur.

Ca fait maintenant... Un peu plus de trois ans que je vis à Paris. Après avoir connu les soirées dans les rues et le métro de Lille, la ville le soir ne me faisait pas peur. Et je pense que ça ne va pas changer. Pourtant, je me souviens d'avoir eu une copine de classe qui s'était faite agresser dans le métro à Lille, enfin à Tourcoing pour etre précise. Et une amie qui m'a raconté qu'un type bizarre l'avait suivie jusqu'à son appartement... A Paris cette fois.

Et moi... Moi dans la grande ville je me sentais bien. Bon OK, des fois, il y a aussi eu des gars bizarres. De ceux qui font un peu peur mais ça va. Je ne me méfiais pas, j'étais naïve "Ah mais de toute façon à Paris tout va bien il y a toujours du monde dehors"... Et puis il y a eu le type de ce soir. En soi, un air inoffensif. Un attaché-case, un costume "je sors du bureau", des chaussures italiennes, des lunettes rectangulaires, et rasé de près. Voilà en fait, le portrait du jeune cadre dynamique. Un jeune cadre dynamique qui a pris le métro avec moi avant que j'aille au cinéma. Soit. Qui était devant le cinéma quand j'y étais aussi. Bon, OK, les coïncidences ça arrive. Qui a reppris le métro avec moi après le film. Alors que j'ai prolongé ma visite, connaissant des gens travaillant dans le cinéma en question. Qui s'est installé en face de moi alors que j'avais tout fait pour m'éloigner de lui.

Qui est sorti du métro en même temps que moi et qui l'a pris dans l'autre sens, avec moi, quand je m'étais résolue à aller rejoindre un ami que j'avais appelé au secours (enfin... qui s'est proposé plutot, parce que j'étais un peu gênée d'appeler au secours)... Et là j'ai vraiment commencé à avoir peur. De cette peur qui est fertile aux pires scénarii, avec, en premier lieu "mais si je descends ici, et qu'il n'y a PERSONNE sur le quai, comment je vais faire?" Mais cette fois il n'est pas descendu. Il a dû comprendre que j'avais, moi aussi, compris. Et j'ai retrouvé mon ami... Et il m'a raccompagnée, et ma frayeur s'est un peu éteinte. Mais maintenant, comment je vais faire pour rentrer chez moi en ayant l'esprit tranquille?

En même temps, je dis ça maintenant et dans une semaine ça sera passé...

5 commentaires:

marionnette a dit…

si ça se trouve le type aussi s'est dit qu'il était suivi par une blondinette bizzare...non sérieusement, gare aux psychopates ma banane!

marionnette a dit…

moi ce qui me fait peur en ce moment c ces nouvelles grèves qui s'annonce avant le we avec ma banane!

modelshop a dit…

oui, ça passe assez vite ce genre de frayeur, heureusement d'ailleurs ! On finit par ne plus y penser et à reprendre le métro normalement. De temps en temps, ça revient, mais ça ne dure que quelques instants.
Courage !

ophelie a dit…

ohhhh! ben tu sa eu du courage, moi j'aurais fait pareil je crois sauf ke j'aurais appelé au secours xD
courage léa ^^

Banancosmic a dit…

Marionnette > Promis je fais attention, et pis je veux arriver entière ce week end, et pis y'aura pas de problèmes de train, y'a pas intérêt!

Modelshop > Bienvenue et merci! Oui ça va aller, mais avec ma mémoire de poisson rouge je me connais, d'ici quelques temps je ne vais plus me méfier...

Ophélie > Mais j'ai appelé au secours ^^;;
D'une façon détournée, et heureusement que cet ami est venu d'ailleurs...